Un groupe de
spécialistes de l’auteur de la « Balade des deux grands-pères »
ont expliqué comment se manifestait le génie de Guillen qui,
sans pourtant oublier l’héritage des fers et du fouet du
colonialisme espagnol, a été capable d’assumer les structures
classiques de la langue et de la littérature espagnole et qui a
su entrer en relation avec ses intellectuels les plus avancés.
Le cinéaste et
écrivain Victor Casaus s’est référé au Deuxième Congrès
Antifasciste en Défense de la Culture auquel avait participé, en
1937, le poète cubain, et ajouté que les défis de cette époque,
aujourd’hui, se multiplient, car les guerres impériales et la
crise écologique poussent l’humanité au bord de l’extinction.
Virgilio López Lemus
a disserté sur les structures classiques de la langue comme la
romance, la silva et le sonnet, présentes dans toute l’œuvre du
grand poète cubain, et Guillermo Rodríguez Rivera, sur les
poètes Guillén, Federico García Lorca et Rafael Alberti et la
poésie populaire.
Les participants ont
également émis une déclaration de protestation énergique contre
les violations commises au cours du procès mené contre les cinq
héros cubains condamnés aux Etats-Unis pour avoir combattu le
terrorisme.