René a ajouté à son
message une série de photos prises récemment dans son domicile
de La Havane, au cours de la visite de caractère humanitaire qui
lui avait été concédée par les autorités des Etats-Unis.
A continuation, nous
indiquons le texte de son message.
Chers amis,
Je brise le silence
où je m’étais réfugié ces derniers jours. J’espère que vous
comprendrez les raisons de ce retard et que vous m’en
pardonnerez.
Il ne m’a pas été
facile d’affronter la perte de mon frère. Encore moins, dans ces
conditions. Le fait que je me sois attendu à cette fin ne
signifie pas que le coup ait été moins violent.
Merci pour vos
messages d’encouragement qui ont permis que je me sente moins
seul dans ces circonstances spéciales. Vous m’avez animés à
poursuivre le combat auquel me convoquent la mémoire et l’esprit
de Robert. Il ne s’est jamais déclaré vaincu.
Nous qui restons, nous nous
devons d’honorer sa mémoire.
Pour moi, qui ai pris
consciente de ma propre existence à ses côtés et qui ai partagé
tant de choses avec lui, ce sera toujours un motif d’orgueil de
pouvoir dire que j’étais son frère.
Recevez toute ma
gratitude et un grand salut.
René
González Sehwerert
26 de junio de 2012
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