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Dénonciation de nouvelles actions menées dans le cadre du blocus contre Cuba
La Havane, 25 juin (ACN) - Le noyau dur anti-cubain au Congrès des Etats-Unis et certains secteurs de la droite continuent de s’activer pour tenter de renforcer le blocus contre l’île, a indiqué, lundi dernier, la directrice de la Direction d’Amérique du Nord du ministère cubain des Relations Extérieures, Josefina Vidal.


 

 

Au cours d’une rencontre avec la presse nationale, la fonctionnaire a indiqué que le congressiste David Rivera a présenté deux projets ayant pour objectif  le renforcement de la possibilité d’application extraterritoriale du blocus étasunien.

Selon les explication de Vidal, ce législateur né hors de Cuba mais d’ascendance cubaine, souhaite que sa proposition soit adoptée pour revenir sur les mesures approuvées par le Président Obama en empêchant le Pentagone de donner des contrats à des entreprises étrangères faisant des négoces avec le pays antillais.

Il a commenté que l’objectif N°1 de cette proposition est la corporation espagnole Repsol dont Rivera a découvert qu’elle obtient du Département de la Défense, tous les ans, des contrats portant sur quelques millions de dollars.

Vidal a ajouté que s’il a lancé cette proposition, c’est parce qu’il est fâché par la participation de cette entreprise à la campagne pétrolière cubaine, et que ce serait un élément supplémentaire permettant de renforcer le blocus.

Cette mesure s’ajoute a celle qui a récemment été adoptée en Floride et qui empêche les institutions officielles de cet état de concerter des services de plus d’un million de dollars à des compagnies ayant des intérêts dans l’île, une mesure qui affectait directement l’importante société brésilienne Odebrecht.

Tous ces personnages se dédient à identifier les principales compagnies intervenant et participant à des négoces dans l’île antillaise et à tenter, par l’adoption de lois dans l’Etat de la Floride ou au Congrès des Etats-Unis, de les décourager ou de leur faire peur pour qu’ils s‘en aillent ou qu’ils n’investissent plus dans le pays caribéen.

La nouvelle loi, qui a déjà été adoptée par la Chambre des représentants, est très dangereuse car, ne mentionnant pas explicitement Cuba, elle pourrait avancer au Congrès. Elle mentionne seulement qu’elle interdit au Département de la Défense d’établir des contrats avec des entreprises ayant signé des accords avec des états terroristes, un qualificatif qui, a expliqué Vidal, a un fort impact dans les milieux des législateurs étasuniens.

David Rivera a lancé une autre proposition d’un amendement à la loi d’Ajustement Cubain qui cherche à la transformer en privant de ses « avantages » les nouveaux émigrés en provenance de l’île, a expliqué Vidal.

C’est une proposition raciste et une manière indirecte de freiner leurs voyages car elle devrait s’appliquer aux nouveaux arrivants voudrant  immédiatement demander un permis de voyage pour aller voir leur famille car, si le demandeur de permis tombait sous le coup de cette loi, il perdrait tous les droits à ses bénéfices et à la citoyenneté des Etats-Unis.

Pour Vidal, indépendamment du fait que des petits changements ont été opérés au sein de l’émigration cubaine dans le pays nord-américain, il n’y en a aucun reflet dans la politique réelle de ce pays.

En fait, a-t-elle expliqué, ces secteurs extrêmement réactionnaires ont des racines profondes dans le système de gouvernement des Etats-Unis  et ils savent les utiliser habilement pour séquestrer toute possibilité de changement de la politique en relation avec Cuba.

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