Au cours d’une
rencontre avec la presse nationale, la fonctionnaire a indiqué
que le congressiste David Rivera a présenté deux projets ayant
pour objectif le renforcement de la possibilité d’application
extraterritoriale du blocus étasunien.
Selon les explication
de Vidal, ce législateur né hors de Cuba mais d’ascendance
cubaine, souhaite que sa proposition soit adoptée pour revenir
sur les mesures approuvées par le Président Obama en empêchant
le Pentagone de donner des contrats à des entreprises étrangères
faisant des négoces avec le pays antillais.
Il a commenté que
l’objectif N°1 de cette proposition est la corporation espagnole
Repsol dont Rivera a découvert qu’elle obtient du Département de
la Défense, tous les ans, des contrats portant sur quelques
millions de dollars.
Vidal a ajouté que
s’il a lancé cette proposition, c’est parce qu’il est fâché par
la participation de cette entreprise à la campagne pétrolière
cubaine, et que ce serait un élément supplémentaire permettant
de renforcer le blocus.
Cette mesure s’ajoute
a celle qui a récemment été adoptée en Floride et qui empêche
les institutions officielles de cet état de concerter des
services de plus d’un million de dollars à des compagnies ayant
des intérêts dans l’île, une mesure qui affectait directement
l’importante société brésilienne Odebrecht.
Tous ces personnages
se dédient à identifier les principales compagnies intervenant
et participant à des négoces dans l’île antillaise et à tenter,
par l’adoption de lois dans l’Etat de la Floride ou au Congrès
des Etats-Unis, de les décourager ou de leur faire peur pour
qu’ils s‘en aillent ou qu’ils n’investissent plus dans le pays
caribéen.
La nouvelle loi, qui
a déjà été adoptée par la Chambre des représentants, est très
dangereuse car, ne mentionnant pas explicitement Cuba, elle
pourrait avancer au Congrès. Elle mentionne seulement qu’elle
interdit au Département de la Défense d’établir des contrats
avec des entreprises ayant signé des accords avec des états
terroristes, un qualificatif qui, a expliqué Vidal, a un fort
impact dans les milieux des législateurs étasuniens.
David Rivera a lancé
une autre proposition d’un amendement à la loi d’Ajustement
Cubain qui cherche à la transformer en privant de ses
« avantages » les nouveaux émigrés en provenance de l’île, a
expliqué Vidal.
C’est une proposition
raciste et une manière indirecte de freiner leurs voyages car
elle devrait s’appliquer aux nouveaux arrivants voudrant
immédiatement demander un permis de voyage pour aller voir leur
famille car, si le demandeur de permis tombait sous le coup de
cette loi, il perdrait tous les droits à ses bénéfices et à la
citoyenneté des Etats-Unis.
Pour Vidal,
indépendamment du fait que des petits changements ont été opérés
au sein de l’émigration cubaine dans le pays nord-américain, il
n’y en a aucun reflet dans la politique réelle de ce pays.
En fait, a-t-elle
expliqué, ces secteurs extrêmement réactionnaires ont des
racines profondes dans le système de gouvernement des
Etats-Unis et ils savent les utiliser habilement pour
séquestrer toute possibilité de changement de la politique en
relation avec Cuba.
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