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Carter dénonce que les Etats-Unis ont violé les droits humains
La Havane, 25 juin (ACN) - Lundi dernier, l’ancien président des Etats-Unis James Carter a affirmé catégoriquement que son pays n’avait aucune force morale pour parler des droits de l’homme qui, a-t-il dit, ont été violés par Washington dans son combat contre le terrorisme.


 

 

Le quotidien Granma a cité un article publié par le New York Times et repris par l’AFP, dans lequel le Prix Nobel de la Paix affirme que les actions des services antiterroristes étasuniens violent dix des trente articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Les révélations du rôle de hauts fonctionnaires dans la prise de décisions d’assassinats à l’étranger, incluant même ceux de citoyens étasuniens, démontrent de manière  inquiétante jusqu’à quel niveau sont parvenues les violations des droits humains commises par notre nation, a écrit Carter.

Ces lignes représentent une allusion explicite au président Barack Obama qui se charge personnellement de superviser la « liste de la mort » d’après laquelle sont décidés les assassinats d’individus considérés comme suspects de terrorisme, indique l’Agence Prensa Latina, se référant à de récentes révélations du Times lui-même.

L’ancien président souligne que cette évolution s’est produite à la suite des attentats du 11 septembre 2001 et qu’elle s’est poursuivie sous les administrations des deux partis, le républicain et le démocrate, sans avoir été questionnée par l’opinion publique. C’est pourquoi, ajoute-t-il, notre pays n’a pas d’autorité morale sur ces questions essentielles.

Parmi les faits reprochés aux autorités étasuniennes figurent les attaques menées par des drones, qui ont causé des victimes civiles, les assassinats sélectifs de citoyens des Etats-Unis, la possibilité d’incarcérer indéfiniment des suspects sans qu’ils soient jugés et l’utilisation de la torture au cours des interrogatoires.

Carter, qui a été le trente-neuvième président des Etats-Unis, de 1977 à 1981, considère qu’au lieu de faire de la terre un monde plus sûr, ces violations des droits humains  internationaux « incitent nos ennemis et éloignent nos amis ».

Prensa Latina indique que Carter a également critiqué la permanence du centre de détention installé, à Guantanamo, au sud-est de Cuba, qui a déjà dix ans d’existence, et où se trouvent encore 169 détenus qui, a-t-il écrit, ont de faibles possibilités d’être un jour libérés.

Sur ce point, il a condamné la politique de détentions indéfinies et les pratiques de tortures appliquées par Washington, dans une enclave maintenue par Washington  contre la volonté du peuple cubain et dans des prisons secrètes situées dans divers lieux de la planète, afin d’obtenir des confessions des prisonniers.

Prensa Latina rappelle que ce texte a été publié une semaine après la demande formulée par l’ONU aux Etats-Unis de fournir des explications sur les critères utilisés pour sélectionner les objectifs de sa guerre contre le terrorisme.

Le rapporteur de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires Christof Heyns a demandé, à Genève, le 21 juin, que Washington précise quelles sont les règles qui, selon eux, justifient les assassinats sélectifs dans des pays comme, l’Afghanistan, le Pakistan, la Somalie ou le Yémen.

Le rapporteur a critiqué le pays nord-américain pour son manque de transparence sur ce thème, qui, a-t-il dit, oblige des organisations civiles a réaliser des enquêtes difficiles et méritoires, et qui ont montré que, ces trois dernières années, les attaques sélectives ont augmenté leur fréquence.

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