Le quotidien Granma a
cité un article publié par le New York Times et repris par
l’AFP, dans lequel le Prix Nobel de la Paix affirme que les
actions des services antiterroristes étasuniens violent dix des
trente articles de la Déclaration universelle des droits de
l’Homme.
Les révélations du
rôle de hauts fonctionnaires dans la prise de décisions
d’assassinats à l’étranger, incluant même ceux de citoyens
étasuniens, démontrent de manière inquiétante jusqu’à quel
niveau sont parvenues les violations des droits humains commises
par notre nation, a écrit Carter.
Ces lignes
représentent une allusion explicite au président Barack Obama
qui se charge personnellement de superviser la « liste de la
mort » d’après laquelle sont décidés les assassinats d’individus
considérés comme suspects de terrorisme, indique l’Agence Prensa
Latina, se référant à de récentes révélations du Times lui-même.
L’ancien président
souligne que cette évolution s’est produite à la suite des
attentats du 11 septembre 2001 et qu’elle s’est poursuivie sous
les administrations des deux partis, le républicain et le
démocrate, sans avoir été questionnée par l’opinion publique.
C’est pourquoi, ajoute-t-il, notre pays n’a pas d’autorité
morale sur ces questions essentielles.
Parmi les faits
reprochés aux autorités étasuniennes figurent les attaques
menées par des drones, qui ont causé des victimes civiles, les
assassinats sélectifs de citoyens des Etats-Unis, la possibilité
d’incarcérer indéfiniment des suspects sans qu’ils soient jugés
et l’utilisation de la torture au cours des interrogatoires.
Carter, qui a été le
trente-neuvième président des Etats-Unis, de 1977 à 1981,
considère qu’au lieu de faire de la terre un monde plus sûr, ces
violations des droits humains internationaux « incitent nos
ennemis et éloignent nos amis ».
Prensa Latina indique
que Carter a également critiqué la permanence du centre de
détention installé, à Guantanamo, au sud-est de Cuba, qui a déjà
dix ans d’existence, et où se trouvent encore 169 détenus qui,
a-t-il écrit, ont de faibles possibilités d’être un jour
libérés.
Sur ce point, il a
condamné la politique de détentions indéfinies et les pratiques
de tortures appliquées par Washington, dans une enclave
maintenue par Washington contre la volonté du peuple cubain et
dans des prisons secrètes situées dans divers lieux de la
planète, afin d’obtenir des confessions des prisonniers.
Prensa Latina
rappelle que ce texte a été publié une semaine après la demande
formulée par l’ONU aux Etats-Unis de fournir des explications
sur les critères utilisés pour sélectionner les objectifs de sa
guerre contre le terrorisme.
Le rapporteur de
l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires Christof Heyns a
demandé, à Genève, le 21 juin, que Washington précise quelles
sont les règles qui, selon eux, justifient les assassinats
sélectifs dans des pays comme, l’Afghanistan, le Pakistan, la
Somalie ou le Yémen.
Le rapporteur a
critiqué le pays nord-américain pour son manque de transparence
sur ce thème, qui, a-t-il dit, oblige des organisations civiles
a réaliser des enquêtes difficiles et méritoires, et qui ont
montré que, ces trois dernières années, les attaques sélectives
ont augmenté leur fréquence.
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