La déléguée du
Venezuela à la réunion ministérielle de la Conférence des
Nations Unies sur le Développement Durable, Claudia Salerno, a
déclaré que cette mesure représente un soutien de la communauté
internationale aux positions des huit pays de l’Alliance.
Au cours d’une
interview sur les ondes de la Radio Nationale du Venezuela, la
représentante a souligné que la soi-disant « économie verte »
n’est pas un modèle mais un déguisement que revêt le
capitalisme, et un instrument néo-colonisateur.
C’est la raison pour
laquelle elle a qualifié de succès l’inclusion du droit
souverain de chaque nation au choix de son modèle de
développement durable dans le document qui sera soumis à la
considération des chefs d’état et de gouvernement qui
assisteront au rendez-vous.
Selon Salerno, il
faut y voir le résultat des revendications de tous les
mouvements sociaux depuis la célébration du Sommet des peuples
de 2010. La proposition de l’ALBA s’oppose à l’intention des
plus puissants de créer, à Rio+20, un nouveau Gouvernement
International de l’Environnement qui consoliderait la tendance
au mercantilisme appliquée à la nature, ainsi que le vol et
l’usurpation des ressources de la Terre Mère.
Nous, les pays de
l’ALBA, nous nous sommes battus de toutes nos forces aux Nations
Unies et, par l’adoption du document qui sera proposé au Sommet,
nous sommes parvenus à nous réapproprier ce concept qu’ils
tentaient de nous imposer, celui d’économie verte, a expliqué
Salerno.
L’agence Notimex a
informé que l’initiative du bloc a été acceptée après une longue
journée de discussions qui se sont prolongées jusqu’à tard dans
la nuit avec la participations des délégués des 193 pays membres
des Nations Unies.
Les représentants du
Venezuela, de Cuba, de la Bolivie, du Nicaragua, de l’Equateur,
de la Dominique, d’Antigua et Barbuda, et de Saint Vincent et
les Grenadines y ont défendu le développement durable associé à
la lutte contre la pauvreté et là a nécessité d’assumer de
manière responsable le concept du « bien vivre ».