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Un centenaire heureux de fêter le Jour des Pères
La Havane, 17 juin (ACN) - Joyeux, bavard, sa mémoire retient de nombreuses anecdotes qu’il aime raconter. Vidal Castillo Ramírez est un cubain de 110 ans qui se sent heureux de pouvoir fêter le Jour des Pères dans sa ville, l’orientale Bayamo.


 

 

Il a ses petites habitudes à la maison de retraite Lidia Doce. Il aime bien s’asseoir à l’ombre d’un arbre pour réfléchir, saluer ceux qui passent devant lui et sentir les bonnes odeurs des plantes et le souffle de la brise.

Il rie lorsqu’il explique que tout le monde l’appelle par son nom, mais qu’il ne se rappelle pas le nom des autres, car sa mémoire n’en peut plus.

Il n’oublie pourtant pas son fils Angel, âgé de 78 ans, qui est malade et qui n’a pas pu lui rendre visite.

Vidal Castillo Ramírez n’a jamais cessé d’être un père préoccupé et affectueux qui donne, dans la mesure de ses possibilités, « un peu d’argent » à son fils ou à ses petites filles, ainsi qu’un bon conseil s’ils le lui demandent.

Il se sent bien dans sa maison de retraite dont il pense que le tarif est très modéré pour les excellents soins qu’il y reçoit.

Tout se fait au bon moment et comme il faut, « avec un baiser, une caresse ou un mot doux, comme si j’étais  un enfant », explique-t-il.

« Les bonnes manières aident à bien vivre », affirme cet aïeul à la peau noire, né le 6 mai 1902 à Palma Soriano. Il mesure plus d’ 1,90 m mais son dos s’est  voûté, il a du mal à marcher, il entend mal et ne voit plus guère.  Il a travaillé dans une pharmacie et au laboratoire d’un central sucrier, mais il a aussi été charpentier, il a soigné du bétail, il a coupé de la canne, il a conduit des charrettes à bœufs et il a récolté du riz, du café ou des fruits.

Sa mémoire lui joue parfois de mauvais tours mais il se rappelle bien qu’il a travaillé un certain temps, comme travailleur agricole, sur les terres d’Angel Castro, le père du Commandant en Chef Fidel Castro et du Général Raul Castro, et que sa participation à certaines activités politiques l’avaient obligé à « se cacher »  dans le massif de la Sierra Maestra pour sauver sa vie.

Fidel est le père de tous les cubains, déclare-t-il en célébrant la préoccupation du leader de la Révolution menée par lui pour les plus humbles.

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