On ne peut pas parler
de sécurité humaine sans développement durable ou sans sécurité
alimentaire et énergétique, a affirmé la première secrétaire de
la mission permanente de l’île auprès de cet organisme
international, Nadieska Navarro, devant son Assemblée Générale.
Elle a expliqué que
le réchauffement global, l’élévation du niveau des mers,
l’épuisement des réserves de combustibles fossiles et
l’utilisation irrationnelle des ressources en eau et en énergie
doivent être considérés comme des menaces très graves.
On ne peut pas non
plus parler de sécurité humaine tant que l’on ne parvient pas à
mettre en place un accord de désarmement nucléaire et que les
grandes puissances continuent de faire des dépenses bien
supérieures pour produire des armes que pour sauver des vies, a
déclaré Navarro au siège de l’ONU dans des propos cités par
l’agence Prensa Latina.
Elle a plaidé pour
que soit mis fin à la sélectivité, à la partialité et aux
politiques de deux poids, deux mesures en matière de droits
humains et pour que soient reconnus les droits économiques,
sociaux et culturels ainsi que le droit au développement, comme
étant des points prioritaires pour les pays du Sud.
La déléguée cubaine a
averti que le processus d’adoption du concept de sécurité
humaine doit se réaliser ouvertement et en toute transparence
dans le cadre de l’Assemblée Générale de l’ONU, sans impositions
ni précipitation inutile.
Le plein respect de
la souveraineté et de l’intégrité territoriale et la non
ingérence dans les affaires internes d’autres pays sont des
éléments qui doivent être présent dans la définition. Il en est
de même pour la non utilisation de la force et l’exclusion de
nouvelles obligations juridiques pour les états, a-t-elle
ajouté.
Elle a également dit
qu’il fallait reconnaître que les conditions politiques,
économiques, sociales et culturelles varient d’un pays à l’autre
et que c’est à chacun d’entre eux de concevoir et de formuler
des réponses en accord avec leur situation concrète.
Ces déclarations on
été prononcées, lundi dernier, devant le principal organe de
l’ONU, au moment de l’analyse d’un rapport élaboré par Ban
Ki-moon, secrétaire général de l’organisme mondial, sur les
consultations qu’il a réalisé en vue de la définition du concept
de sécurité humaine.
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