Confiance,
compréhension, respect, solidarité et la recherche du bien
commun seront les devises de la treizième réunion
interparlementaire Cuba – Mexico, inaugurée à la Maison Benito
Juarez du centre historique de la capitale de la plus grande des
îles antillaises, qui poursuivra ses sessions de travail dans
plusieurs sites de ce quartier havanais.
Le président de
l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, Ricardo Alarcón, a
expliqué que l’ordre du jour donne la priorité aux relations
bilatérales et aux moyens de permettre aux deux organes
législatifs de continuer sur ce bon chemin, sans qu’ait été
exclue l’analyse de la situation mondiale, entre autres en ce
qui concerne l’environnement, l’éducation et les thèmes
économiques.
Il a remercié Mexico
pour son amitié et son soutien de toujours et il a déclaré qu’à
son avis, ce forum offrait également une opportunité de célébrer
ensemble les résultats du sommet de Cartagena où ce sont les
Etats-Unis qui se sont trouvés isolés dans leurs tentatives de
bloquer Cuba et de l’exclure, non seulement d’une réunion mais,
en fait, du futur de l’Amérique.
Alarcon a offert aux
parlementaires du pays voisin des détails sur le complexe
processus de transformations, d’ajustements et d’actualisation
du modèle économique cubain qui exige un intense travail
législatif, administratif mais, surtout, l’action consciente, la
constance, l’esprit de travail et la volonté de tous les
citoyens.
Il a souligné que cet
esprit et toutes les vertus du peuple cubain se voient
synthétisées dans l’exemple de leurs cinq héroïques compatriotes
captifs de l’empire depuis déjà près de quatorze ans pour avoir
combattu le terrorisme et il a donné des précisions sur la
situation de René González, Antonio Guerrero, Ramón Labañino et
Fernando González.
Dans ses propos,
Eusebio Leal, qui est le président du groupe parlementaire
d’amitié Cuba – Mexico, leur a également rendu hommage, en même
temps qu’il remerciait, pour son soutien, le peuple mexicain qui
a toujours été, pour les cubains, un grand frère qui ne les a
jamais abandonnés dans leurs combats et dans leurs rêves.
Le président du Sénat
et de la délégation mexicaine à la treizième réunion
interparlementaire (la première avait eu lieu en 1996) a déclaré
que ce rendez-vous leur donnait l’occasion de rouvrir des
espaces de dialogue, de débattre sur des thème d’une importance
vitale et de renforcer l’amitié existante entre les deux
peuples.
Il a également
déclaré que la rencontre pouvait et devait être une
contribution, menée à partir de la diplomatie parlementaire, à
l’accroissement de la cohésion et de la coopération, non
seulement de Cuba et Mexico, mais aussi de toutes les nations de
l’Amérique Latine et des Caraïbes.
Deux autres orateurs,
le député Carlos Flores, coprésident de la délégation mexicaine
et César Leal, président de la Commission des Relations
Extérieures Amérique Latine et Caraïbes du Sénat mexicain, ont
déclaré qu’ils considéraient que Cuba offrait un exemple de
dignité et qu’elle était une référence pour le combat pour la
justice et le bien-être humain, et pour la défense de la
souveraineté des peuples.
Flores a fait
allusion aux nombreux succès de la nation caribéenne en matière
de développement humain, malgré les pernicieuses conséquences de
cinquante ans du blocus impérial dont il a dit que c’était une
lamentable création de la « guerre froide » et la plus
abominable mesure de toute l’histoire des agressions contre un
pays en temps de paix.
Il a déclaré que le
rendez-vous lui semblait être un bon moment pour dialoguer sur
le futur des relations bilatérales, sur les possibilités de
croissance de la coopération économique et des échanges
commerciaux, scientifiques, techniques et culturels et, dans le
domaine de la politique, et pour apporter leur soutien à Cuba à
une insertion digne, relevante et sur un pied d’égalité dans un
système interaméricain rénové dans ses règles mais, aussi, dans
ses intentions.
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