Invitée d’honneur à
la rencontre, Huppert a assisté à la projection de son film
« Une affaire de femmes », du réalisateur Claude Chabrol,
aujourd’hui disparu, le premier d’une sélection de ses films qui
sera présentée jusqu’au 23 mai dans des cinémas de toutes les
provinces.
Face au public qui
l’ovationnait, debout, dans la salle comble du Cinéma Chaplin,
Isabelle Huppert a expliqué que lorsqu’elle fait un film, elle
se submerge dans un monde tellement personnel que lorsqu’elle
est reçue de cette façon, elle se sent profondément émue.
Elle a qualifié sa
relation avec Chabrol d’exceptionnelle, et expliqué qu’elle a
eu la possibilité de travailler avec lui dans des films très
différents, et elle a déclarée qu’elle le considérait comme un
grand humaniste qui avait une vision très critique de ses
contemporains, mais qui, au fond, a montré, au-delà de leurs
misères, une certaine grandeur.
Sur « Une affaire de
femmes », elle a expliqué que ce film a fortement perturbé les
spectateurs français car elle se déroule à une époque de grandes
convulsions de l’histoire de son pays.
Pour sa part, l’un
des organisateurs du Festival de Cinéma Français à Cuba,
Christophe Barratier, a souligné la chance que représente la
merveilleuse présence d’Isabelle Huppert pour le quinzième
festival de ce type.
De Chabrol, il a dit
que c’était une personne qui rajeunissait tous ceux qui
l’entouraient car il était toujours joyeux et souriant, même
lorsqu’il abordait des thèmes graves ou durs.
Il a précisé que le
film qui a été exhibé dimanche dernier se déroule durant la
seconde guerre mondiale, à l’époque du gouvernement de Vichy,
avec la police au service des occupants.
Antonio Mazón,
critique de cinéma et programmateur de la Cinémathèque de Cuba,
a déclaré qu’il considérait Isabelle Huppert comme l’une des
plus grandes actrices contemporaines. Il a rappelé que les près
d’une centaine de films dans lesquels elle a travaillé, depuis
1961, année de ses débuts, constituent ce que l’on peut
considérer comme une carrière impeccable.
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