Au cours d’une
rencontre avec la presse effectuée à La Havane, Muñoz, qui est
également le directeur du Programme des Nations Unies pour le
Développement (PNUD) en Amérique Latine et dans les Caraïbes, a
indiqué que l’inégalité est la caractéristique principale de la
région.
Il a indiqué
qu’actuellement, les gouvernements de la région concentrent
toutes leurs énergies sur l’augmentation des niveaux d’éducation
et de santé des populations mais que, pourtant, la qualité des
emplois est déficiente, et que c’est un problème qui se traduit
par des ressources limitées.
Il a également
insisté sur le fait que, même si les efforts réalisés pour
améliorer les services éducatifs et sanitaires son plus
important qu’auparavant, leur qualité tend à une diminution dans
les zones rurales en comparaison avec les zones urbaines.
Selon le représentant
des Nations Unies, la réduction des inégalités doit être la
première priorité des politiques gouvernementales.
En Amérique Latine,
l’intervention de l’état dans le combat contre la pauvreté et le
crime et pour l’amélioration de l’éducation et de la santé se
sont consolidées au cours des dix dernières années dans le but
de diminuer les brèches d’inégalité, a affirmé Muñoz.
Il a mis l’accent sur
l’importance de la coopération sud-sud comme initiative
régionale et indiqué la valeur de l’aide significative offerte
par Cuba à d’autres pays de la région en matière de prévention
et de récupération de désastres naturels et dans les domaines de
l’éducation et de la santé.
A peu de temps de
l’ouverture de la Conférence Rio+20, qui se célébrera du 20 au
22 juin, le dirigeant a indiqué que ce forum offrira de grandes
opportunités de rendre compatibles les souhaits d’une plus grand
équité avec ceux d’un développement durable.
Ce rendez-vous ne
doit pas se convertir en une simple réunion d’experts de
l’environnement. Elle doit avancer vers un nouveau paradigme de
développement qui ne se limite pas aux aspects économiques mais
qui se tourne vers un développement humain durable, a-t-il
déclaré.