Au cours d’une
conférence de presse, la dirigeante de l’organisme international
a souligné que l’île antillaise avait développé ces secteurs
avec une vision systémique qu’elle avait réussi à implémenter
d’une manière exemplaire.
Elle a souligné
l’importance du fait que le projet économique cubain a mis
l’accent sur la sécurité alimentaire et sur la réorientation de
l’activité productive vers l’agriculture, dans une société qui
est majoritairement urbaine.
Faisant allusion aux
Lignes Directrices de la Politique Économique et Sociale du
Parti Communiste de Cuba, elle a considéré qu‘ils ont été bien
choisis et qu’ils doivent permettre de parvenir à des
changements sans ruptures tout en maintenant une vision
d’équité.
Sur ce thème, Bárcena
a ajouté que ces accords démontrent clairement que le pays a mis
en route l’implémentation d’une politique de développement qui
encourage la diversification de ses productions.
Pour y parvenir, Cuba
tente de mettre en place des stratégies plus solides et durables
de financement de son développement en partant de sa propre
productivité. Faisant allusion à la politique fiscale de l’île,
elle a déclaré qu’il s’agissait là d’un des thèmes les plus
intéressants du modèle économique, car elle y est vue comme un
accord de société sur les sources de financement de l’état.
En ce sens, elle a
déclaré qu’il existe, à Cuba, une merveilleuse possibilité de
création d’une base fiscale progressive et progressiste, et
qu’en comparaison, en Amérique Latine et dans les Caraïbes, la
politique fiscale n’est pas adéquate car les impôts frappent la
consommation et non le patrimoine ou les gains de productivité,
ce qui serait plus équitable.
Une politique fiscale
demande un critère de solidarité, ce qui n’est pas un problème
pour le système cubain car il est, par définition, équitable et
solidaire.
La secrétaire
exécutive de la Commission Économique pour l’Amérique Latine et
les Caraïbes a aussi exhorté Cuba à la formation d’une culture
tributaire dans le pays, ce qu’elle a qualifié comme étant un
acte de citoyenneté politique.
Sur le thème de la
corruption, elle s’est félicitée que le président cubain Raul
Castro l’aborde aussi clairement et directement dans ses
discours et elle a ajouté qu’un projet socialiste peut avoir un
seul ennemi, la corruption.
Elle a également
reconnu la valeur du travail réalisé par le Bureau National de
Statistiques et d’Information, qui place les données économiques
entre les mains de la population, ce qui permettra la
construction d’une société mieux protégée de ce phénomène nocif.
Bárcena, dont la
visite se termine demain, a eu un échange de vues avec les
autorités cubaines au sujet de la récente création de la
Communauté d’États Latino-américains et Caribéens (CELAC) et,
lundi dernier, elle a donné une conférence sur les processus
d’intégration de la région.