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Une fonctionnaire de l’ONU demande la fermeture de la prison yankee de Guantanamo

JLa Havane, 23 janvier (ACN) - La Haute Commissaire des Nations Unies pour les Droits Humains Navi Pillay a demandé à Washington la fermeture de la prison habilitée depuis déjà dix ans dans la base étasunienne installée, dans la baie de Guantanamo, sur une portion du territoire de l’île qui a été usurpée à Cuba.


 

 

Dans un communiqué diffusé depuis Genève et distribué au siège de l’ONU de New York, Pillay critique la décision du gouvernement des Etats-Unis de promulguer une nouvelle loi autorisant la détention indéfinie de personnes sans que soit formulée une accusation ni réalisé un procès, informe l’agence de presse  Prensa Latina.

Le président Barack Obama a signé, le 31 décembre, à Hawaï, l’Acte d’Autorisation de la Défense Nationale qui contredit certains des principes fondamentaux de la justice et des doits humains, comme le droit à un juste procès et la condamnation des détentions arbitraires, précise la Haute Commissaire.

Pillay manifeste sa profonde déception pour le non respect de la promesse qu’avait faite Obama, il y a trois ans, de fermer cette prison de la base navale de Guantanamo, une base qui s’y trouve installée depuis le début du vingtième siècle contre la volonté du peuple et du gouvernement cubain.

Elle avertit que cette prison de haute sécurité continue de fonctionner et qu’il s’y trouve  des personnes arbitrairement arrêtées et emprisonnés pour un temps indéfini, ce qui constitue une claire violation de la loi internationale.

La fonctionnaire, qui a exhorté le Congrès étasunien à permettre la fermeture de la prison, a répété que les autorités de Washington ont l’obligation de garantir que les personnes privées de leur liberté soient jugées ou libérées. Elle a ajouté qu’une enquête doit être réalisée pour analyser toutes les violations de ces droits qui ont eu lieu dans le Camp Delta de la base navale.

Pillay a souligné que les responsables de la conception, de l’approbation et de la mise en pratique de méthodes coercitives d’interrogatoires, ainsi que ceux qui ont perpétré, ordonné, toléré ou consenti la réalisation d’actes de torture ou de mauvais traitements infligés à des détenus doivent répondre de leurs actes devant la justice.

Le Camp Delta a été installé pour y enfermer les suspects de terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washingto. Dans ses installations se trouvent encore 171 personnes, du total de 779 détenus qui y ont été conduits au cours des dix dernières années sans avoir eu droit ni à un procès, ni à une procédure d’appel. 

De ces près de 800 détenus, huit sont morts en prison, 600 ont été libérés et 6 ont été condamnés par des commissions militaires.

 

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