|
En
2011, Cuba a saisi plus de neuf tonnes de
drogues
La Havane, 13 janvier (ACN) - L’importance de la
demande de drogues aux Etats-Unis, le plus grand
consommateur du monde, stimule le transport de
stupéfiants sur les principales routes
internationales qui passent à proximité des
côtes cubaines, raison pour laquelle a augmenté,
à Cuba, la quantité de découvertes de paquets de
drogues échoués en bord de mer.
Une information détaillée du quotidien Granma indique que c’est
par cette voie qu’a été obtenue la grande majorité des 9 181 kg
de drogues saisies au cours de l’année 2011, une quantité
supérieure à celles des sept années précédentes.
En tout, 399 saisies de ce type ont été effectuées, 291 de plus
que l’année dernière. Dans les aéroports, 22 saisies ont eu lieu,
dont une qui correspondait à un transit vers l’Europe, 27
personnes ont été arrêtées et 30,5 kg de drogues confisquées.
Le quotidien indique que les autorités sanitaires ont sauvé la
vie de plusieurs personnes qui avaient avalé des paquets de
drogues (des « courriers »), mais que, dans le cas d’une «
touriste » équatorienne qui avait avalé ou placé dans son vagin,
pour les transporter, 27 petits sacs de cocaïne correspondant,
en tout, à 810 g du stupéfiant, il avait été impossible d’y
parvenir.
Les actions de prévention réalisées et les résultats du combat
continu contre ce fléau ont permis de limiter, à Cuba, l’impact
d’une dangereuse tendance internationale à la croissance du
crime organisé où s’enchevêtrent de plus en plus le trafic de
narcotiques, la criminalité, la violence, le blanchiment
d’argent et le terrorisme.
De plus, le pays récolte les bénéfices des 33 accords
gouvernementaux en matière de combat contre la drogue, des deux
mémorandums d’intentions et des 35 conventions sur l’assistance
juridique en questions pénales.
Le quotidien indique que l’état cubain a implémenté une
politique de renforcement des échanges et de la coopération avec
les autres nations en matière de lutte contre le trafic de
stupéfiants, comme le démontrent par exemple les deux accords
passés, en 2011, avec la Jamaïque voisine.
Il rappelle que les autorités cubaines ont vainement tenté de
signer un accord bilatéral de coopération pour la lutte contre
le trafic de drogues avec les Etats-Unis, et qu’elles sont dans
la meilleure disposition de le faire.
La situation interne de Cuba en fait une nation privilégiée, car
l’abus de drogues n’y constitue pas un problème de santé, grâce
à l’application d’une stratégie intégrale de combat de la
consommation et du trafic illicite de narcotiques, qu’elle se
voit obligée de perfectionner et d’actualiser constamment en
raison de l’importance des enjeux que cela représente.
|