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Antonio Guerrero a été transféré à la prison de
Marianna, en Floride
La Havane, 13 janvier (ACN) - Antonio Guerrero,
l’un des cinq antiterroristes cubains
emprisonnés aux Etats-Unis, a indiqué dans une
lettre publiée par le quotidien Granma qu’il
vient d’arriver, en Floride, à la prison de
moyenne sécurité de Marianna dans laquelle il a
été transféré.
Dans cette lettre, il a souligné qu’il y a retrouvé, très
présent, le souvenir du passage de René Gonzalez, un autre des
Cinq Héros cubains, qui a été libéré, le 7 octobre dernier,
après avoir accompli la totalité de sa peine, mais qui est
encore obligé de rester pendant trois ans de plus en Floride, en
liberté supervisée.
Résumant brièvement son voyage, il a indiqué que celui-ci avait
commencé le jeudi 5 janvier, jour où il avait été conduit avec
un groupe d’autres prisonniers, à sa sortie de la prison de
Florence, à l’aéroport de Pueblo où, à sa grande surprise, les
attendait un avion en provenance d’Oklahoma pour un premier
échange avec des prisonniers qui devaient venir dans cette
région de Colorado, et qu’ils continueraient leur route jusqu’au
centre de transit.
Il a précisé qu’ils se sont ensuite envolés vers la Californie (jamais
il n’avait été autant à l’ouest, a-t-il précisé) pour aller y
chercher d’autres prisonniers provenant de la prison de
Victorville et il a remarqué qu’il se trouvait alors « près » de
Gerardo (Gerardo Hernandez, un autre de ses camarades du groupe
des Cinq).
Antonio explique dans sa lettre qu’ensuite, il a eu un vol
direct de plusieurs heures en direction de l’État d’Oklahoma, au
centre de ce vaste pays, où ce qui l’attendait n’était pas
nouveau : dans la liste, il se trouvait parmi les premiers à
devoir descendre de l’avion, dans le groupe de ceux qui seraient
envoyés « au trou », c'est-à-dire dans les cellules d’isolement.
Il ajoute qu’ils lui avaient réservé la même cellule que lors de
son précédent passage, le même « lieu de retraite » où, il y a
deux ans, étaient nés plusieurs de ses poèmes.
Cette fois, les « filles » qui distribuaient les médicaments ne
lui ont rappelé personne, écrit-il, ajoutant que cette fois, il
n’a eu ni le temps ni la présence des muses pour l’inciter à
écrire d’autres poésies, et qu’il est reparti d’Oklahoma le
mardi 10 janvier.
Un autre long vol l’a conduit à Jacksonville et, de là, un bus
l’a emmené à une prison de Tallahassee, où ils ont passé
seulement quelques heures à « dormir » car, à trois heures du
matin, le mercredi 11, ils ont été réveillés pour repartir en
bus vers leur destin final.
Antonio indique que le voyage lui a semblé interminable, sous
les fortes pluies d’une sombre matinée, et il n’avait pu
communiquer avec personne avant le jeudi 12 car, lorsqu’un
prisonnier arrive dans une nouvelle prison, il en est toujours
ainsi au cours des premières vingt-quatre heures.
Mais il précise à la fin de la lettre (et il dit qu’il avait
failli oublier de le mentionner) que cette fois-ci, il n’y a pas
eu de « boite noire ».
Il termine sa lettre en disant combien il regrette de ne pas
pouvoir être aux côtés de ses autres compagnons de cause, même
s’il affirme : « Ils m’ont accompagné et ils m’accompagneront
toujours ».
Il ajoute qu’il racontera plus tard les premières impressions de
sa nouvelle prison et qu’il envoie à ses amis cinq chaleureux
saluts et la consigne qui maintient debout le peuple cubain : «
Venceremos » (Nous vaincrons).
La lettre porte la signature de Tony Guerrero Rodríguez, 12
janvier 2012, FCI Marianna, 6 h 35.
Il ajoute sa nouvelle adresse postale :
Antonio Guerrero/ #58741-004
Quarters: APACHE A/
FCI Marianna
P.O.Box 7007
Marianna, FL 32447-7007.
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