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Le cinq janvier pour les
Cinq
La Havane, 6 janvier (ACN) - L’appel du Comité
International pour la liberté des Cinq cubains
antiterroristes retenus aux Etats-Unis, qui
demandait à tous les hommes de bonne volonté
d’envoyer, de toutes les parties du monde, des
messages au Président Barack Obama, a eu de
nombreux échos.
Le quotidien Granma indique qu’Amnesty International (AI) a de
nouveau fait allusion au cas des Cinq dans son rapport de
l’année 2011 et qu’il est cité dans la partie dédiée aux Etats-Unis
du chapitre sur les Jugements Injustes.
Il est important de signaler que c’est le seul jugement que
l’organisation qualifie, cette année, d’injuste aux Etats-Unis,
indique le site Web www.antiterroristes.cu
Ce site indique qu’en juin dernier, une nouvelle demande d’appel
a été présentée pour le cas de Gerardo Hernández, l’un des Cinq
cubains accusés et condamnés, en 2001, entre autres, pour avoir
agi en tant qu’agents d’intelligence de Cuba.
La procédure d’appel se fonde, en particulier, sur des preuves
que le gouvernement des États-Unis avait secrètement payé des
journalistes pour qu’ils écrivent de virulents articles contre
eux dans la presse de Miami au moment du procès, minant ainsi le
droit des accusés à un procès juste, souligne le rapport
d’Amnesty International.
Cette organisation non gouvernementale avait également envoyé,
en octobre 2010, un rapport au procureur général des Etats-Unis
demandant la révision du cas et exprimant des « doutes sur la
force des preuves justifiant la sentence de conspiration pour
commettre un homicide » qui pèse sur Gérard, et indiquant « les
limitations de l’accès des Cinq à leurs avocats et aux documents
», précise l’agence de presse ANSA.
Elle a également critiqué les constants refus opposés aux
demandes de visas temporaires des épouses de Gerardo et René qui
sont dans l’impossibilité de pouvoir les visiter en prison.
« Un tel blocus permanent des visites de leurs épouses »,
affirme l’organisation, peut être considéré comme « un châtiment
additionnel contraire aux normes internationales de traitement
humain des prisonniers ».
Au Brésil, convoqués par le Comité de Pernambouco pour la
défense des Cinq, des centaines de personnes ont envoyé des
messages électroniques au président Barack Obama pour exiger la
libération des antiterroristes cubains, indique Prensa Latina.
Ils s’étaient ainsi unis à la campagne internationale de
solidarité avec Gerardo Hernández, René González, Antonio
Guerrero, Ramón Labañino et Fernando González demandant que le 5
de chaque mois, soient envoyés par toutes les voies possibles
des messages réclamant leur libération.
Au consulat de Cuba à Recife a été organisé un débat sur leur
situation auquel ont assisté des membres du comité de
Pernambouco pour la défense des Cinq et des étudiants et des
professeurs du Centre d’Études et d’Education Populaire de
Paudalho.
A Managua, le prêtre catholique et ancien ministre des Relations
Extérieures du Nicaragua Miguel D´Escoto a envoyé une lettre à
Obama en faveur de la liberté des Cinq, s’unissant ainsi à la
campagne internationale.
Dans son courrier électronique, le père Miguel D´Escoto rappelle
que, lorsqu’il était président de l’Assemblée Générale des
Nations Unies, entre 2008 et 2009, il avait fait encadrer une
affiche avec la photographie d’Obama et il l’avait fait placer
dans les locaux de cette institution, comme symbole d’espoir,
mais il affirme que les beaux discours que celui-ci a prononcés
ont été emportés par le vent.
A Moscou, le mouvement russe pour la Liberté des Cinq a envoyé
au président étasunien un message d’énergique protestation pour
la violation flagrante des droits de Gerardo, Fernando, Ramon,
Antonio et René, dont la libération est demandée par des
parlementaires, de gouvernements, et des intellectuels de tous
les pays du monde.
La lettre a été lue au cours d’une manifestation devant
l’ambassade des États-Unis et il y est également demandé que
soient jugés les responsables d’avoir soudoyer des médias et
exercé des pressions sur les jurés au cours du procès truqué en
conclusion duquel ont été condamnés les Cinq, à Miami, indique
Prensa Latina.
Le quotidien cubain Juventud Rebelde se fait également l’écho de
la Déclaration du Mouvement Juvénile José Marti, publiée le 5
janvier, et dédiée aux Cinq, qui constitue un engagement de
vivre en consonance avec l’époque actuelle, de maintenir vivante
la Révolution et de poursuivre sans relâche le combat pour le
retour dans leur Partie des Cinq.
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