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L’heure est venue de supprimer les programmes de subversion contre Cuba, déclare un assesseur de la Commission des Relations Extérieures du Sénat des Etats-Unis
La Havane, 27 décembre (ACN0 - Les programmes de subversion contre Cuba appliqués par Washington, en plus de leur ineffectivité, ont un lourd fardeau à porter, incluant des malversations, une mauvaise gestion et une politisation systématique, raison pour laquelle ils devraient être éliminés, a affirmé un assesseur de la Commission des Relations Extérieures du Sénat des Etats-Unis, Fulton Armstrong.


 

 

Cette affirmation apparaît dans un article dont il est l’auteur, intitulé « L’heure est venue de faire le ménage dans les programmes de promotion d’un changement de régime à Cuba », publié par le quotidien The Miami Herald et cité mardi dernier par le site Web www.cubadebate.cu .
C’est sur la base de son expérience de trois ans comme enquêteur principal de la Commission des Relations Extérieures sur les opérations politiques menées par ces deux organismes au sujet de l’île antillaise de et l’Amérique Latine qu’Armstrong a formulé des critiques contre le Département d’État et l’Agence Internationale des États-Unis pour le Développement (USAID)
L’auteur de l’article, qui s’est occupé du thème « Cuba » pour le Conseil de Sécurité Nationale au cours des deux périodes d’administration du président William Clinton (1993-1997 et 1997-2001), affirme que les soi-disant « énormes succès » du programme, qui ont un coût de millions de dollars, ont été exagérés et même parfois fabriqués, comme ce fut le cas pour la création d’un « réseau de bibliothèques indépendantes ».
Il précise que le mandat de son Comité de Supervision est de veiller à ce que les fonds destinés à ces programmes, environ vingt millions par an mais, même, quarante-cinq millions pour la seule année 2009, soient été utilisés efficacement et dans le respect de la loi des Etats-Unis.
Le travail de la commission a souffert de l’obstruction du Département d’État et de son agence subordonnée, l’USAID, qui ont refusé de fournir des informations sur leurs programmes qui ressemblent à une action secrète d’intelligence par leur hermétisme, par l’usage de technologies de cryptage et par la manière de dissimuler le rôle du gouvernement, affirme-t-il dans son article.
L’un des arguments apportés par Armstrong est celui du cas d’Alan Phillip Gross, qui a travaillé sous contrat de l’USAID, et qui a été arrêté en décembre 2009 à La Havane et condamné, en mars 2011, à quinze ans de prison pour avoir réalisé des opérations secrètes subversives dans l’île antillaise.
Quand une opération de ce type, organisée par l’Agence Centrale d’Intelligence (CIA), tourne mal, et qu’un officier clandestin est fait prisonnier, la stratégie employée par Washington est de négocier sa libération, mais quand c’est une personne sous contrat de l’USAID qui est arrêtée dans les mêmes conditions, le gouvernement monte d’un ton sa rhétorique politique, il donne plus d’argent au programme qui est compromis, et il refuse de faire le moindre commentaire, a expliqué Armstrong.
Nous ne savions pas qui était Gross (il est né en Maryland, aux Etats-Unis) et, en fait, après son arrestation à Cuba, le Département d’État a tout nié farouchement et certains des diplomates étasuniens de La Havane pensaient même qu’il travaillait pour la CIA, a-t-il commenté.
Gross a été déclaré coupable du délit d’Actes contre l’Indépendance ou l’Intégrité territoriale de l’État et condamné, en mars de cette année, à quinze ans de privation de liberté, car il avait été démontré qu‘il avait introduit illégalement à Cuba des moyens d’informatique et de communications pour créer des réseaux internes, dans le cadre d’un programme d’actions de déstabilisation et de subversion de l’ordre constitutionnel.
Pour accomplir son contrat de 585 000 dollars, explique Armstrong, Gross a voyagé cinq fois à Cuba et il a déclaré que les fonctionnaires des Etats-Unis l’avaient trompé.
L’auteur de l’article ajoute que les lois des Etats-Unis interdisent aux agents étrangers non inscrits comme tels et qui voyagent dans ce pays de distribuer des équipements de communication satellitaire, de cryptage, de téléphonie ou de sites d’accès Wifi à Internet, sans parler des aides monétaires.
Le texte, publié par The Miami Herald, termine par une exhortation dirigée aux hauts fonctionnaires étasuniens et leur demandant de faire le ménage dans leurs plans de subversion et de négocier la libération de leur employé sous contrat Gross.


 

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