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Fidel
Castro
Discours et réflexions
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Raul confirme que Cuba va actualiser sa
politique migratoire
La havane, 23 décembre (ACN) - Le Général Raul
Castro Ruz, président des Conseils d’État et des
Ministres, a confirmé, vendredi dernier, la
volonté de Cuba de poursuivre le travail
d’actualisation de sa politique migratoire.
Dans son discours devant le parlement cubain, Raul a
expliqué que, comme on pouvait s’en douter, se sont faites
entendre des exhortations à ce que Cuba accélère sa marche sur
cette voie, dictées par de bonnes ou de mauvaises intentions, et
qu’on prétend imposer à ce pays la séquence à suivre et le
rythme des mesures à adopter, comme s’il s’agissait d’une
question insignifiante et non pas du destin de la Révolution et
de la Patrie.
Un certain nombre de personnes considèrent qu’il est urgent
d’appliquer une nouvelle politique migratoire sans tenir compte
des circonstances exceptionnelles dans lesquelles se trouve
Cuba, soumise à un siège qui est le produit direct de la
politique d’ingérence et de subversion du gouvernement des Etats-Unis,
toujours à l’affût de toutes les opportunités qui se présentent
de parvenir à ses desseins dont nous connaissons la nature, a-t-il
déclaré.
Auparavant, il a souligné, combien le travail réalisé par la
Commission Permanente d’Implémentation et de Développement,
créée au cours du sixième Congrès du parti Communiste de Cuba,
en avril dernier, est profond, difficile et nécessaire.
Il s’est référé à l’actuel panorama mondial, agité par de
grandes convulsions, et il a déclaré qu’il fallait considérer
comme dangereuses et réactionnaires les tendances qui
s’observent à niveau international dans le monde où l’on voit
cependant « croître les expressions de protestation et de
résistance populaire contre le capitalisme néolibéral ».
Il a rappelé que les mécanismes des Nations Unies, créés pour
préserver la paix et la sécurité, ont été manipulés pour imposer
au monde entier la tyrannie des Etats-Unis et de l’Organisation
du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
Il a dénoncé qu’ils « assument comme modèle de leur action le
changement de régime, la violation des principes du droit
international et l’emploi des grands conglomérats financiers et
médiatiques pour attiser la haine et la violence ».
En même temps, dans des dizaines de villes des Etats-Unis et
d’Europe croît le soutien au message des « Indignés » qui
demandent que soit mis fin à la croissante inégalité dans les
pays industrialisés, a déclaré Raul.
« Nous demandons instamment à ces gouvernements qui ne cessent
de parler de démocratie, de droits humains, de liberté de la
presse, etc, qu’ils prêtent l’oreille à leurs légitimes
revendications, qu’ils consultent leurs peuples sur les
politiques économiques à suivre et sur les mesures d’ajustement,
et qu’ils tiennent compte de l’opinion publique sans soumettre à
une brutale répression, comme c’est souvent le cas, les
manifestations des étudiants, des ouvriers, des immigrants et
d’autres minorités », a déclaré Raul.
Il a rappelé qu’au même moment, l’Amérique Latine avance vers
l’Intégration et la souveraineté régionale, et il a cité
l’exemple de la récente réunion au sommet de fondation de la
Communauté des États Latino-américains et Caribéens (CELAC), qui
s’est tenue le 2 décembre dernier à Caracas. Il a souligné qu’au
cours de cette réunion, Cuba a été élue à l’unanimité pour
présider ce mécanisme en 2013 et pour être le siège du
rendez-vous au sommet de cette année-là.
Il a également rappelé que quelques jours après, le 8 décembre,
l’île antillaise s’est réunie avec ses soeurs caribéennes à la
Trinité et Tobago pour y réaliser la quatrième réunion au sommet
CARICOM – CUBA et qu’il y a reçu le soutien et les expressions
de solidarité des nations voisines.
Il a signalé qu’avant la semaine sainte, La Havane recevra la
visite de Sa Sainteté le Pape Bénédicto XVI, Chef de l’État du
Vatican et Saint Pontife de l’Église Catholique et qu’il sera
reçu « affectueusement et respectueusement ».
Après avoir insisté sur le fait que le gouvernement des
Etats-Unis persiste à maintenir sa traditionnelle hostilité
contre Cuba, il a affirmé que sa proposition d’avancer vers une
normalisation des relations avec ce pays nord-américain se
maintient.
Raul a insisté sur le fait que pendant que Cuba actualise son
socialisme « en changeant tout ce qui doit être changé, le
gouvernement des États-Unis se maintient ancré dans le passé ».
Barack Obama, le onzième président des Etats-Unis depuis 1959,
semble ne pas comprendre que Cuba a fait, au dix-neuvième
siècle, d’énormes efforts et des sacrifices prolongés pour
conquérir son indépendance, et de même, plus tard, pour défendre
sa liberté à Playa Giron, au cours de la Crise d’octobre et au
cours de la Période Spéciale durant les dix dernières années du
vingtième siècle et au début du vingt-et-unième, a-t-il indiqué.
Il donne parfois l’impression de n’être même pas bien informé du
fait que dans cette situation, son gouvernement a dû renoncer
aux prétextes les plus usés pour justifier le blocus et en
inventer d’autres de plus en plus injustifiables.
Nous nous dédirons à accomplir, avec équanimité et patience, les
accords du sixièmes Congrès pendant que se déroulent les
élections aux États-Unis, a-t-il dit, et il a ajouté : « Nous
savons que le blocus continuera, ainsi que le renforcement du
financement d’une poignée de mercenaires et les tentatives de
les convertir en une opposition déstabilisatrice, mais cela ne
va pas empêcher pas de dormir ce peuple de cubains
révolutionnaires, instruits, armés et libres qui ne renonceront
jamais à leur droit de se défendre ».
Raul a annoncé qu’en un geste humanitaire et souverain, le
gouvernement cubain a décidé de gracier plus de 2 900
sanctionnés qui accomplissaient leurs peines dans des prisons
cubaines pour divers délits.
Il a expliqué que parmi eux, il y a des femmes, des malades, des
personnes de plus de soixante ans, mais aussi des jeunes qui ont
élevé leur niveau culturel et qui ont de bonnes possibilités de
réinsertion sociale.
Mais il a ajouté que, sauf quelques cas isolés, la mesure ne
touche aucune personne sanctionnée pour des délits d’espionnage,
de terrorisme, d’assassinat, d’homicide, de trafic de drogues,
de pédérastie avec violence, de violation et corruption de
mineurs ou de vol avec effraction dans des logements habités.
Il a, cependant, annoncé que « seront libérés quelques condamnés
pour des délits contre la sécurité de l’État qui ont déjà purgé
en prison une partie importante de leur peine, et qui ont
maintenu une bonne conduite ».
Avent de terminer, il a félicité le peuple cubain pour l’intense
travail réalisé au cours de l’année qui se termine.
J’adresse à tout notre peuple, et en premier lieu à nos
courageux Cinq Héros et à leurs familles, de chaleureuses
félicitations pour la nouvelle année et un nouvel anniversaire
de la Révolution, a-t-il dit.
Il a enfin rappelé qu’en janvier 2012 aura lieu la Première
Conférence Nationale du Parti, « ce qui ne nous laisse pas
longtemps pour nous reposer ».
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