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Cuba demande que soit honorée la dette historique avec l’Afrique
La Havane, 6 décembre (ACN) - Mardi dernier, devant l’Organisation des Nations Unies (ONU), Cuba a demandé aux anciennes métropoles coloniales d’honorer leur dette historique envers ceux qui ont souffert pendant des siècles de l’esclavage et de la traite transatlantique d’esclaves.


 

 

Au cours de la cérémonie de clôture de l’Année Internationale des Afro-descendants, le représentant permanent de Cuba auprès de l’ONU, Pedro Núñez, a affirmé que l’Afrique est actuellement obligée de dépenser beaucoup plus pour payer les intérêts de sa dette externe que pour financer, à la fois, l’éducation et la culture, indique l’agence de presse Prensa Latina.
Il a affirmé que, tant que se maintient, à niveau international, l’ordre économique actuel dans lequel la majorité de la population mondiale n’a pas accès aux bénéfices de la globalisation néolibérale, l’Afrique continuera d’occuper une position marginale, et cette condition, héritée du colonialisme, se maintiendra inchangée.
Le diplomate a dénoncé que les pays riches, au lieu de continuer de bombarder le sol africain, feraient mieux de tenir les engagements pris d’aide officielle au développement.
Il a exigé que cessent les guerres et les interventions militaires menées sous couvert de doctrines interventionnistes violant le Droit International et visant fondamentalement à garantir le contrôle des ressources minérales de ce continent.
Il a souligné qu’actuellement, plus de 2 400 collaborateurs cubains offrent leurs services dans 35 pays africains dans les secteurs, entre autres, de la santé publique, de l’éducation, de l’agriculture, des sports et de la construction.
Nuñez a expliqué que près de 1 120 médecins et techniciens cubains travaillent dans le cadre du Programme Intégral de Santé dans 23 pays différents de ce continent et que 2 200 jeunes africains de 45 pays différents réalisent des études dans les Universités et les Instituts Polytechniques de l’île antillaise.
Il a également rappelé que plus de 381 000 combattants cubains ont lutté pendant près de trente ans en défense de l’intégrité et de la souveraineté des nations africaines, et indiqué une longue liste d’activités artistiques, académiques, littéraires et cinématographiques réalisées par Cuba pour l’Année Internationale des Afro-descendants.
Toutes ces activités ont été réalisées afin de générer une réflexion sur le racisme et sur les opportunités et les difficultés rencontrées pour parvenir à l’équité raciale et pour faire connaître par les nouvelles générations la totalité de l’héritage apporté par l’influence africaine dans la nation, a-t-il expliqué.
Ces actions ont même inclus la ville de New York, où, en octobre de cette année, a été organisée l’exposition Afrodecendants – Guanabacoa – Cuba, du photographe cubain Roberto Chile.
L’ambassadeur s’est également référé à l’importance du programme « La route de l’esclave », réalisé sous les auspices de l’UNESCO, et grâce auquel a été possible la matérialisation de projets multidisciplinaires de recherche et de développement comme, par exemple, la création du premier musée thématique du continent.

 

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