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Discours et réflexions

 

 

Le Conseil des Ministres a analysé le projet de Plan et de Budget de 2012
La Havane, 2 décembre (ACN) - Le Général Raul Castro, Président des Conseils d’État et des Ministres, qui a présidé, les 25 et 26 novembre derniers, la réunion élargie du Conseil des Ministres, a insisté de nouveau sur le fait que le Plan de l’Économie et le Budget de l’État doivent être considérés comme sacrés.


 

 

 Ce sont les principes qu’il a énoncés pour guider le travail futur, après l’approbation par les participants des projets de Plan et de Budget de l’année 2012, qui seront présentés à la prochaine période ordinaire de sessions de l’Assemblée Nationale, ont indiqué les quotidiens Granma et Juventud Rebelde.
Il y a été informé que les indications données pour l’élaboration du Plan de l’Économie, qui avaient été préalablement approuvées par le Conseil des Ministres, ont été établies sur la base de l’actualisation de la projection de l’économie jusqu’à 2016 et en correspondance avec les Lignes Directrices de la Politique Économique et Sociale du Parti et de la Révolution.
Point important pour sa conception, la première étape en a été la conciliation entre producteurs et clients, ce qui constitue un élément déterminant permettant de parvenir à une meilleure conscience de ce qu’il représente en tous ses aspects.
Des entretiens ont été menés avec chacun des ministres et des chefs d’organismes nationaux selon leurs sphères d’activité, avec la participation des vice-présidents du Conseil des Ministres.
Au cours du Conseil élargi, il a été informé que cette année, la croissance du Produit Interne Brut a été estimé à 2,7%, un taux inférieur aux 3% planifiés.
Les principales causes de ce résultat sont, principalement, pour les investissements, le non respect du plan de construction et de montage et, pour la production, les quantités obtenues d’aliments comme les haricots, la banane, la viande de porc et le lait, qui ont été inférieures au plan.
Pour ce motif, l’état s’est vu obligé à augmenter ses importations d’aliments et, seulement pour l’achat de lait en poudre, il a fallu dépenser plus de 15 millions de dollars de plus que la somme initialement prévue.
Cependant, en raison de l’augmentation du prix des aliments sur le marché mondial, l’année prochaine, il ne sera pas possible de diminuer les dépenses dans ce domaine, même si le volume des importations doit diminuer grâce à l’accroissement de la production nationale.
C’est la raison pour laquelle Raul a signalé l’importance de la réalisation de toutes les économies de combustible possibles, un point très important, et celle de la recherche d’alternatives pour la production. Plus les ressources dont nous disposons sont limitées, et mieux nous devons planifier et contrôler, a souligné le premier secrétaire du Comité Central du Parti.
Après qu’aient été données des informations sur les résultats de la réorganisation du transport de charges, réalisée pour mieux répondre aux besoins réels des différents organismes, il a insisté sur l’importance d’un meilleur emploi de la traction animale dans les travaux agricoles.
Le thème de la planification des activités d’emballage a été repris, bien que seulement de manière préliminaire, mais le Général Raul Castro a déclaré qu’il le considérait comme de vitale importance et qu’il demandait la réalisation d’études multidisciplinaires détaillées.
En 2012, la structure des offres du Ministère du Commerce Intérieur sur le marché parallèle doit changer car il devra, prioritairement, garantir les ventes d’outils et de fournitures pour le travail agricole et l’élevage ainsi que celles de matériaux de construction. Il a également été indiqué qu’il y aura une surveillance rigoureuse des paramètres de qualité stipulés dans les contrats.
A la fin de la présentation du Plan 2012, Raul a orienté que le travail d’harmonisation de ses différents éléments se poursuive et il a ajouté que pour qu’il puisse être correctement accompli, indépendamment des problèmes qui puissent surgir plus tard, il faut qu’il ait été bien élaboré.

Une évaluation du budget de cette année et un avant-projet de celui de 2012 ont ensuite été présentés, et des explications ont été données sur le fait qu’en 2011, les recettes, et en particulier celles de l’impôt sur la circulation mercantile et sur les ventes, ont été inférieures à ce qui avait été prévu.
Cependant, il a été expliqué que, pour l’exécution du budget de l’état, il a été tenu compte de la Ligne Directrice 64 approuvée par le sixième Congrès du Parti qui indique que les dépenses doivent correspondre aux possibilités réelles de ressources financières générées par l’économie du pays.
Quant au budget de l’état pour l’année prochaine, Il a été indiqué que dans son élaboration a été appliquée la Ligne Directrice 38 approuvée par le sixième Congrès du Parti, formulant la nécessité de parvenir à une meilleure coordination entre les objectifs du Plan de l’économie nationale et la conception et les possibilités des politiques monétaires et fiscales.
Il a également été observé qu’on peut apprécier une meilleure préoccupation et un meilleur travail des cadres des différents niveaux sur le thème des questions budgétaires, bien qu’il faille encore améliorer leur préparation pour les doter d’une meilleur capacité de contrôle de son exécution jusqu’à la base.

La seconde journée de la réunion élargie du Conseil des Ministres a commencé par la présentation de la politique suivie pour l’élaboration du nouveau code du travail qui tient compte des circonstances actuelles dans lesquelles se déroulent les relations de travail.
Sur ce sujet, il a été noté que le code en vigueur, qui date de 1985, ne tient compte que du secteur d’état, et que c’est la raison pour laquelle il faut créer une nouvelle loi qui se réfère également aux travailleurs des autres secteurs.
Pour le secteur d’état, parmi les changements proposés, a été analysée la possibilité, pour les travailleurs qui poursuivent des études dans l’enseignement supérieur, d’utiliser jusqu’à 15 jours de leurs vacances annuelles accumulées en fonction des nécessités de leurs études, au moment où ils en auraient besoin.
Il sera également permis aux chefs d’entreprises d’état d’accorder des licences non rétribuées à des travailleurs ayant des responsabilités familiales, pour pouvoir s’occuper des personnes qui se trouvent sous leur protection.
Pour les autres secteurs, a été définie, entre autres éléments, l’obligation, pour ceux qui emploient sous contrat d’autres travailleurs, de respecter la législation du travail se référant à la protection, la sécurité et l’hygiène du travail.

D’autre part, ont été précisées les actions à développer pour consolider le processus de remise des terres non cultivées en usufruit afin d’avancer dans l’implémentation des Lignes Directrices 187, 189, 197, 198 et 206 approuvées par le sixième Congrès et se référant à la réduction des terres improductives et à l’élévation des rendements agricoles.
Sur ce sujet, ont été introduites des modifications au décret-loi 259 afin de stimuler l’incorporation, la permanence et la stabilité de la force de travail du secteur, ainsi que l’installation définitive des familles des agriculteurs et des éleveurs à proximité de l’endroit où ils travaillent.
Parmi les modifications proposées figure en bonne place la possibilité d’étendre la durée de validité des contrats d’usufruit pour les personnes naturelles ou juridiques, et les possibilités de prolongation des contrats.
Sur ce sujet ont été exposés des aspects qui limitent l’application du décret-loi 259 et de son contrôle, comme la non déclaration par certains organismes de leurs terres non cultivées, l’existence de terres données en usufruit qui, après deux ans, n’ont été ni utilisées, ni réassignées à d’autres personnes, et le non respect des délais établis pour leur remise.

Un diagnostic a été présenté sur la situation actuelle et les perspectives des Unités de Base de Production Coopérative (UBPC), ce qui représente un premier pas dans l’implémentation de la ligne Directrice 17 se référant à la transformation des entreprises ou des coopératives travaillant à perte en d’autres formes de gestion ne dépendant pas de l’état, ou en procédant à leur liquidation.
L’information publiée par les deux quotidiens précise qu’a également avancé l’implémentation des lignes directrices 178, 179, 180 et 187 sur l’adoption d’un nouveau modèle de gestion, la transformation des lois en vigueur en correspondance avec les changements qui se produisent dans la base productive et l’instauration de l’autonomie de la gestion des coopératives.
Le diagnostic a démontré que les UBPC ont été bien conçues des points de vue juridique et économique mais que des pratiques non incluses dans les normes ont limité leur fonctionnement et leur gestion.
C’est la raison pour laquelle il a été décidé d’adopter une série de mesures permettant d’éliminer immédiatement tous les freins qui les affectent, tout en continuant d’étudier la situation afin de garantir que toutes les formes de production agricole et d’élevage se trouvent dans les mêmes conditions de production.
Sur ce sujet, le Général Raul Castro a mis l’accent sur l’importance de la réalisation d’études intégrales qui permettent de parvenir à de meilleures solutions pour résoudre nos problèmes.

Les résultats du contrôle intégral réalisé par l’Inspection Générale des Finances de la République au Conseil de l’Administration de la province de Guantánamo ont ensuite été informés aux membres du Conseil des Ministres.
Le contrôle réalisé a démontré que les problèmes les plus graves se concentrent dans les activités du Commerce, de l’Industrie alimentaire, du Logement, de la Santé publique er des Sports et, géographiquement, dans les municipalités de Guantánamo, Manuel Tames et Baracoa.
Des faiblesses ont été constatées dans les systèmes de contrôle interne appliqués par les différentes entreprises et organismes, démontrant qu’ils ont besoin d’une attention spéciale dans le processus d’actualisation et de perfectionnement
D’une manière générale, l’exercice a été considéré comme d’une grande valeur car il a permis de mieux se rendre compte des causes des déficiences détectées.
Sur ce point, le premier secrétaire du Comité Central du Parti a souligné combien il est important que l’Inspection Générale des Finances de la République puisse jouer un rôle de plus en plus prépondérant.
Les exigences se font, peu à peu, de plus en plus grandes, et c’est la raison pour laquelle il a insisté sur le fait que chaque nouvelle mesure doit être bien consolidée. Nous n’allons permettre dans aucune province, dans aucune entreprise ni dans aucun organisme que les observations de l’Inspection Générale des Finances de la République finissent au fond d’un tiroir, a affirmé Raul.

Le thème suivant a été celui de l’analyse des méthodes par lesquelles vont être accordés des subsides aux personnes naturelles ne disposant pas des moyens suffisants pour réaliser par eux même des actions constructives dans leurs logements.
Parmi ceux qui les recevront, il peut y avoir des personnes qui reçoivent déjà des subsides de l’Assistance Sociale et d’autres qui ne sont pas dans ce cas, et le Conseil d’Administration Municipal, avant de décider à qui ils vont les concéder, devra analyser soigneusement la situation socio-économique des familles concernées.

Enfin, a été présenté un rapport résumé sur les enquêtes menées en relation avec l’envoi fictif d’ail et d’oignon des provinces de Mayabeque, Villa Clara et Sancti Spíritus vers La Havane.
L’existence de quatre chaînes délictuelles a été démontrée : elle a permis de détecter environ 54 facturations pour 768 tonnes qui ont entraîné le paiement de sommes proches de 13 millions de pesos en monnaie nationale (CUP).
Parmi ceux qui ont été arrêtés pour ces faits se trouvent des chefs d’entreprise, des fonctionnaires et d’autres employés des aires de comptabilité, de commerce et de contrôle de la qualité et leur responsabilité leur sera réclamée devant les tribunaux, en correspondance avec les dommages causés à l’économie du pays.
Le président des Conseils d’État et des Ministres a souligné la responsabilité de chaque dirigeant, quelle que soit son entreprise ou l’organisme qu’il dirige, et son devoir de veiller au strict respect de ce qui est établi.
Celui qui ne s’en sent pas capable, il vaut mieux qu’il le dise, car nous n’allons pas permettre que les mêmes erreurs se commettent à répétition, a-t-il ajouté.

 

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