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Fidel
Castro
Discours et réflexions
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Les droits qui ont été refusés aux Cinq et à
leurs familles
Elles se sont vues refuser un visa plus de dix
fois, mais les arguments ont varié d’une fois à
l’autre : elles seraient de possibles
immigrantes, elles représenteraient une menace à
la sécurité nationale des Etats-Unis.
Qui peut croire que l’épouse de René González, Olga Salanueva,
ou que celle de Gerardo Hernández, Adriana Pérez, ait
l’intention de vouloir rester dans ce pays, après toute la
douleur et les dommages que leur a causé son gouvernement ?
Les deux premières années, Olga a pu visiter son époux
emprisonné mais, ensuite, elle a été déportée, chantage ou
vengeance parce que René refusait d’admettre l’infâme accusation
selon laquelle il espionnait le gouvernement étasunien.
Fernando González, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Gerardo
Hernández et René González se voient limité le nombre de minutes
dont ils disposent pour téléphoner à leurs avocats, à leur
famille et aux fonctionnaires cubains. Toutes leurs
conversations téléphoniques sont enregistrées. L’autre voie de
communication, la correspondance, est également sujette à la
censure de la prison qui la révise.
Le cas le plus grave est celui de Gerardo, car pour lui, la loi
sur la correspondance légale est violée : ses lettres devraient
lui être données fermées, ou bien ouvertes devant lui, mais
elles lui parviennent toujours avec un retard, et elles ont été
ouvertes hors de sa présence.
Les mères de Tony, de Fernando et de René sont condamnées à une
longue attente. La mère de Ramon est décédée depuis longtemps
déjà, mais celle de Gerardo vient de mourir avec, au cœur, la
souffrance de savoir son fils en prison.
Ni Rosa Aurora Freijanes et Fernando, ni Adriana et Gerardo
n’ont d’enfants, mais leur âge fertile passe et leurs époux sont
toujours emprisonnés. Il ne s’agit pas de deux mois ni de deux
ans, et leurs projets de fonder une famille se voient paralysés.
Les jours se succèdent, les espérances se réduisent et les
personnes vieillissent.
Le président de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire,
Ricardo Alarcón, a déclaré un jour : « Nous demandons, nous
supplions tous les jeunes et les personnes décentes du monde
entier d’unir à leurs demande d’une prompte libération des Cinq
l’exigence du droit, pour Olga Salanueva, de se réunir avec René
González, et pour Adriana Pérez, de se réunir avec Gerardo
Hernández ».
C’est que, comme l’a dit Alarcon, si une personne est
arbitrairement et illégalement privée de liberté, et si tous ses
droits sont violés, c’est une séquestration et, dans ce cas,
c’est le gouvernement des États-Unis qui les séquestre.
Les autorités qui ont été tellement lentes, au moment du procès
judiciaire, lorsqu’il s’agissait de présenter des documents et
de les faire parvenir aux instances pertinentes, ont démontré
ensuite un grande agilité pour rendre sentence et pour les
emprisonner très loin les uns des autres.
Ils ont été envoyés dans des parages retirés de la géographie
des Etats-Unis, chacun dans une prison différente et même,
séparés au maximum de l’endroit où se trouvent les avocats
chargés de leur défense.
Il a pu être vérifié qu’ils ne peuvent pas avoir, comme c’est le
droit pour n’importe quel autre prisonnier, des visites
systématiques ni de leurs représentants, ni de leurs familles.
Treize ans après leur arbitraire détention, les cinq cubains
souffrent toujours de la même situation.
Même à René, qui vient pourtant de sortir de prison après avoir
accompli sa peine, le droit de rentrer chez lui et de retrouver
sa famille et son foyer lui est refusé. La sentence
supplémentaire de trois ans de liberté supervisée l’en empêche.
Lorsque le gouvernement étasunien refuse d’autoriser les visites
d’Olga et d’Adriana, il met en avant le prétexte du procès fait
à leurs maris.
Toute personne en attente d’un jugement doit être considérée
comme innocente jusqu’à ce que le contraire soit démontré.
Rappelons donc qu’ils avaient été déclarés No Guilty (non
coupables) et que leurs sentences avaient été annulées par un
tribunal de trois juges de la Cour d’Appel du onzième circuit
d’Atlanta, l’instance supérieure à celle qui avait prononcé les
sentences.
Après la farce légale à laquelle ils ont été soumis, dénoncée
par de prestigieux juristes des Etats-Unis, on est en droit de
poser la question : Sur quelles bases refusent-ils d’accorder à
Olga et à Adriana le droit de voir leurs époux ?
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