La nouvelle législation répond à
la Ligne Directrice 297 approuvée par le sixième Congrès du
Parti. Elle établit la possibilité de vendre et d’acheter des
logements et flexibilise certaines formes de transmission de la
propriété (entre autres les permutations et les donations) entre
personnes naturelles.
Plus de trois millions de propriétaires de logements se
bénéficient de cette loi, publiée le 2 novembre par la gazette
Officielle Extraordinaire No35, qui ratifie leur droit d’en
disposer sans l’intervention des Directions de l’Institut du
Logement.
Les principales modifications correspondent au chapitre V de la
loi no 65 et toutes les possibilités de vente et d’achat, de
permutation, de donation et d’adjudication (pour cause de
divorce, de décès ou d’émigration définitive du propriétaire)
d’immeubles entre personnes naturelles cubaines domiciliées dans
le pays ou étrangers résidents permanents sont maintenant
reconnues.
La nouvelle loi doit permettre de soulager en partie le déficit
de logements tout en flexibilisant les formalités nécessaires à
la transmission de propriété, des formalités dont la complexité
a alimenté pendant de nombreuses années la réalisation d’actions
illégales.
Le Décret-loi 288 indique que les actes de transmission de
propriété se formaliseront directement devant un notaire, sans
que soit nécessaire la médiation d’autres instances, et à un
prix librement accordé par les deux parties.
Au cours de la conférence de presse convoquée pour expliquer les
détails de la loi, la présidente de l’Institut National du
Logement, Oris Silvia Fernández, a expliqué que, dans le cas
d’un acte de vente de particulier à particulier, la déclaration
du prix réel offre une sécurité juridique aussi bien au vendeur
qu’à celui qui achète.
Le premier accrédite légalement la somme reçue et le second
obtient la garantie du prix payé, qui pourrait ensuite lui être
rendu en cas d’annulation. D’autre part, la non intervention des
autorités municipales de l’Institut du Logement élimine un
important point d’appui de la bureaucratie et de la corruption
administrative.
Les permutations d’habitations entre deux propriétaires
donnaient une couverture légale aux actes d’achat ou de vente
qui étaient interdits par la loi. Cependant, le nouveau décret
ratifie que toute personne ne peut être propriétaire que d’un
seul logement comme résidence permanente et d’une maison dans la
catégorie de résidence secondaire, dans une zone correspondant à
ces caractéristiques, c'est-à-dire hors des villes, près d’une
plage ou à la campagne.
Pour la réalisation des actes de passation de propriété, il est
seulement demandé que l’immeuble soit inscrit au Registre de la
Propriété et que son propriétaire ait liquidé à la banque le
crédit souscrit pour son achat.
Dans le cas d’une permutation entre deux habitations, l’avantage
apporté par la nouvelle loi est l’élimination du concept de
disproportion entre les immeubles permutés, que ce soit par leur
valeur ou par leur description, a informé la fonctionnaire.
Lorsqu’une personne émigre définitivement du pays, la nouvelle
législation autorise les actes de transmission de la propriété
conformes à la loi et effectuées avant la sortie définitive du
pays.
Il convient de noter que les changements réalisés dans la
législation protègent les personnes qui résident avec le
propriétaire et qui en dépendent, comme les enfants, les
personnes du troisième âge et les femmes enceintes. Dans ce cas,
le propriétaire de l’immeuble ne peut réaliser aucune opération
qui laisse sans protection ces personnes et toute action de ce
type pourrait être annulée si les personnes ayant souffert un
préjudice en font la réclamation.