Comme illustration de la taille du
désordre qui règne, il suffit de mentionner l’une des opérations
réalisées par la police et le bureau du procureur de la province
de Camagüey qui a permis de désarticuler une équipe de
délinquants spécialisés dans le vol de bétail dans la
municipalité de Guaimaro.
Le bétail volé, en tout 69 bovins obtenus comme résultat de cinq
délits successifs, avait été ensuite conduit jusqu’à la province
de Las Tunas, en leur faisant parcourir entre 7 et 35 km pendant
la nuit.
Cependant, même si les chemins choisis passaient par des
endroits très retirés, si la garde ouvrière, les patrouilles de
paysans de la zone et les autres forces impliquées dans le
travail de prévention et de lutte contre le délit avaient
correctement fonctionné, il aurait été impossible de le faire,
indique le quotidien.
Comment comprendre, ajoute l’auteur de l’article, sans tenir
compte de la désorganisation qui règne dans ce secteur, que sur
26 bovins illégalement sacrifiés de l’entreprise Cubaquivir de
Pinard el Rio, seul trois avaient été dénoncés à la police ?
Il semble bien, écrit-il, que l’incompétence règne parmi ceux
qui devraient veiller à l’accomplissement de leurs obligations
mais, malheureusement, les exemples de ce type abondent,
toujours au détriment de l’économie nationale.
C’est la raison pour laquelle le journaliste considère que le
problème devrait être traité avec la priorité maximum, afin de
palier l’absence d’effectivité des mécanismes de supervision
établis par le Ministère de l’Agriculture pour les entreprises
qui en dépendent et l’irresponsabilité des paysans quant à la
surveillance des troupeaux.
Le vice-ministre chargé du programme Intégral d’Élevage, Jesús
García, a expliqué qu’en 2012, les contrats seront passés
producteur par producteur et qu’il y sera inclus les volumes
d’aliment pour bétail devant être semés et l’indication, dans
ses dispositions, de la responsabilité matérielle du contenu du
contrat signé par ces producteurs.
Il a pourtant indiqué que la tâche ne sera pas facile car les
pronostics pour la prochaine période sèche laissent à penser que
seulement 49% de la base alimentaire dont l’élevage a besoin est
actuellement garantie. Par exemple, a-t-il expliqué, dans la
province de Camagüey, des 74 000 ha nécessaires, on ne peut
compter actuellement que sur 20 000 ha.