Il est normal de supposer que, comme les 19 années précédentes,
la grande majorité des pays se prononcera contre la mesure
génocide instaurée par les Etats-Unis contre un peuple qui en
subit depuis près de cinquante ans les dramatiques conséquences.
Comme les autorités cubaines l’ont informé, le blocus yankee ha
déjà occasionné à la nation caribéenne des préjudices
économiques évalués à plus de 975 milliards de dollars. Il faut
ajouter à cela toutes les carences, les limitations et les
retards causés au développement de la nation par le blocus qui
est le principal obstacle au progrès économique du pays
antillais.
Cuba a toute confiance en les résultats du vote du 25 octobre
car elle sait qu’elle sera soutenue dans son aspiration légitime
de voir disparaître cette pratique inhumaine, compte tenu du
soutien immense de la communauté internationale et des
innombrables voix qui se sont faites entendre pour manifester
leur opposition à cette politique.
L’opposition au blocus a même augmenté significativement aux
États-Unis et d’importantes personnalités de ce pays, des civils
et des militaires, des législateurs, des médias, des
organisations non gouvernementales et des institutions
académiques se sont déclarés en faveur de l’autorisation des
voyages de citoyens des Etats-Unis à Cuba et de la
normalisation des relations bilatérales.
Tant que le gouvernement étasunien ne renoncera pas à cette
inepte position, les dénonciations du blocus vont continuer,
car il va à l’encontre du droit international et il constitue
une transgression du droit à la paix et à la sécurité d’un état
souverain qui appartient lui aussi, avec les mêmes droits et
dans les mêmes conditions que les Etats-Unis, à l’Organisation
des Nations Unies.
Le blocus n’est pas seulement une violation massive, flagrante
et systématique des doits humains de toute une nation. Il viole
également les libertés constitutionnelles des citoyens des
Etats-Unis en leur interdisant de voyager à Cuba.
Il constitue aussi une atteinte à la souveraineté de nombreux
autres états qui sont également, avec un statut de pays
autonomes, des membres de l’ONU qui voient violées leurs
prérogatives en ce qui concerne les échanges commerciaux avec
l’île antillaise.
Le blocus est, plus que jamais, absurde, illégal et moralement
inacceptable. Il n’a, du reste, jamais rempli ni ne remplira
jamais son rôle de briser la décision du peuple cubain de
préserver son indépendance et son droit à l’autodétermination.