Réunis au Palais des
Conventions et en présence du président Raul Castro, l´organe
législatif cubain a accusé le FBI d´être responsable de la
réclusion de Gerardo Hernández Nordelo, depuis le 21 juillet,
dans une cellule de punition où il est exposé à des températures
de plus de 35 ºC malgré son mauvais état de santé.
Au cours du long procès
judiciaire mené contre les Cinq, les autorités fédérales ont
déjà employé des méthodes de ce genre pour les empêcher de
préparer correctement leur défense et pour faire obstruction à
la justice, est-il précisé dans le document.
Lors de la session plénière
de l´ANPP, son président, Ricardo Alarcón, a donné aux députés
des informations sur la visite qu´a pu recevoir Gerardo, dans sa
cellule de la prison californienne de Victorville, de son avocat
Leonard Weinglass, accompagné du Président d´un important Comité
des Droits Humains de Californie qui a, lui aussi, pu constater
les condition inhumaines de sa réclusion.
Tout au long des douze années
écoulées depuis le jour de son arrestation, les autorités
nord-américaines lui ont interdit la visite de son épouse,
Adriana Pérez Oconor, est-il de plus indiqué dans la déclaration
du parlement cubain qui souligne la volonté irréductible du
prisonnier cubain.
Au cours des débats,
plusieurs députés ont pris la parole pour affirmer leur adhésion
à cette protestation. Par exemple, le peintre Alexis Leyva
(Kcho) a proposé qu´une grande banderole blanche soit placée à
l´entrée de la salle de réunion afin que ¨chaque député puisse y
laisser sa signature, et qu´elle se convertisse ainsi en un
poing levé en protestation contre l´empire et pour la cause de
nos frères¨. Armando Hart a rappelé qu´au moment du triomphe
électoral de Barack Obama, un groupe d´autorités universitaires
avait présenté un projet sur la manière que devrait avoir ce
pays de discuter des thèmes latino-américains. Il a préconisé
d´envoyer à ces personnalités universitaires la proposition de
discuter avec eux de la situation actuelle de Gerardo Hernández
Nordelo. Cette idée a été ensuite acceptée par unanimité par
l´Assemblée.
Alarcon a également fait
savoir que le combattant antiterroriste avait demandé à sa sœur
Isabelle de transmettre ses remerciements à toutes les personnes
du monde entier qui s´intéressent à sa situation actuelle, mais
qu´il était inutile qu´ils lui écrivent actuellement, parce
qu´il ne pourrait ni conserver ces lettres, ni y répondre.
Alarcon a indiqué que la
déclaration adoptée et les accords qui ont été votés ne
suffisent pas, et qu´il fallait continuer de faire tous les
efforts possibles jusqu´au jour où les cinq camarades pourront
revenir.
Il a ajouté qu´il n´accuse
pas le Département d´État, ni les autorités de la prison, mais
le FBI, qui est dirigé par les plus hautes autorités des
États-Unis. On peut supposer que ces autorités n´ont pas une
connaissance exacte du traitement inhumain infligé à Gerardo.
C´est la raison pour laquelle le leader parlementaire a demandé
que soient inondés de messages les bureaux d´Obama Il a donc
incité à écrire, ¨sans qu´il soit nécessaire d´écrire des
offenses¨, pour dénoncer l´injustice de la situation.
En parlant de ceux qui
tiennent Gerardo emprisonné, il a déclaré : ¨Nous avons en face
de nous des personnes qui ont démontré à quel point ils sont
mesquins et lâches, mais qu´ils n´aient pas l´idée de prendre
des représailles contre lui !¨, et il a exhorté à maintenir la
vigilance en cas de tout indice de nouvelles mesures injustes ou
mesquines.