Gerardo Hernández Nordelo a,
de nouveau, été envoyé ¨au trou¨ depuis le 21 juillet dernier,
et les gestions réalisées par Cuba pour contacter les autorités
de la prison et le Département d´État afin de clarifier la
situation ont été infructueuses, a déclaré Alarcon devant la
presse, au Palais des Conventions de La Havane.
Il a qualifié ces faits de
très graves, car Gerardo est enfermé dans une cellule exigüe, de
seulement deux mètres de long et un mètre de large, a peine
ventilée par un petit orifice en haut de la paroi, et qu´il doit
de plus partager avec un autre prisonnier.
Le gouvernement
nord-américain sait que Gerardo souffre de certains problèmes de
santé pour lesquels il a demandé d´être examiné par un médecin
depuis le mois d´avril dernier, mais une consultation ne lui a
été autorisée que le 20 juillet et le diagnostic réalisé a
démontré la nécessité d´un traitement.
Il semblerait qu´il ait
contracté une bactérie qui circule parmi la population pénale et
dont quelques cas graves ont déjà été observés, bien que l´on ne
sache pas si c´est le cas pour Gerardo, car les analyses n´ont
pas été réalisées et il a été envoyé ¨au trou¨ le lendemain de
la consultation.
Il a ajouté qu´il a aussi des
problèmes de tension artérielle, ce qui se comprend très bien,
même s´il est encore jeune (il a seulement 45 ans) si l´on tient
compte des conditions difficiles dans lesquelles il est confiné,
ce qui ne l´a pas empêché de maintenir sa fermeté.
Les quatre autres
antiterroristes cubains sont Antonio Guerrero, Fernando
González, Ramón Labañino et René González. Ils ont été arrêtés
en 1998 et condamnés à des peines excessives pour avoir
surveillé les plans de groupes contrerévolutionnaires qui
incluaient des actions criminelles contre la Révolution et ses
dirigeants.
Nous nous faisons du souci
pour sa santé, qui se voit aggravée par sa permanence au trou,
où la température ambiante dépasse les 35ºC, et surtout pour
l´absence de toute surveillance médicale spécialisée, a-t-il
expliqué.
Il a ajouté que c´était une
situation très grave, qu´il voulait dénoncer publiquement. Il a
dit qu´il observait les événements, qu´il espérait que la
situation cesse le plus vite possible, que des gestions étaient
réalisées par toutes les voies possibles, que les avocats
avaient été contactés mais que s´il n´y avait pas de changement,
l´Assemblée nationale devrait se prononcer.
Il a ajouté que, depuis de la
nouvelle a été connue extra-officiellement, la réclamation avait
été transmise aux autorités nord-américaines, mais qu´aucune
réponse n´avait encore été reçue qui explique ce qui avait pu se
passer ni pourquoi Gerardo avait reçu cette punition.
Sa sœur Isabel a pu récemment
le voir. Elle a pu se rendre compte des conditions dans
lesquelles il se trouvait en le voyant arriver, enchaîné des
pieds et des mains, pour parler avec elle par téléphone. Ils
étaient séparés par une paroi de verre, condition imposée aux
prisonniers punis, a ajouté Alarcon.
Nous n´avons reçu aucune
explication et ce que nous laisse à penser, c´est que Gerardo a
été plusieurs fois appelé par plusieurs officiers de Bureau
Fédéral d´Investigations (FBI) qui ont été le voir en prison, et
qui ont eu à voir avec son envoi en cellule de punition. Il ne
s´agit évidemment pas là d´une décision prise par la seule
administration pénitentiaire, a souligné Alarcon.
Il est surprenant, a-t-il
dit, que ce soit la troisième fois depuis qu´a commencé
l´injuste procès qui est fait aux Cinq, que son envoi au trou
coïncide avec une période de préparation d´un procès en appel.
En ce moment, il devrait être en train de préparer, avec ses
avocats, l´argumentation de sa demande d´habeas corpus et le
gouvernement nord-américain le sait très bien, a précisé le
président du parlement cubain. Pourtant, il ne peut ni contacter
ses avocats, ni avoir aucun type de courrier, ni même de
conversations téléphoniques et, en plus, sa santé est en danger.
Le gouvernement des États-Unis est pleinement responsable de la
situation.
Alarcon a fait ces
déclarations aux journalistes de la presse nationale accréditée
pour la cinquième période ordinaire de sessions de l´Assemblée
nationale du Pouvoir Populaire, dont les 12 Commissions sont
actuellement réunies en session de travail.