ACCUEIL

NOUVELLE

   

Météo

Fidel Castro

Discours et réflexions

 

 

Relations sino-cubaines : un futur qui promet

(Miguel Maury Guerrero)

Le 2 septembre 1960 est un jour mémorable : ce jour là, à 19 mois seulement du triomphe de la Révolution, Fidel Castro a annoncé devant plus d´un million de cubains la rupture des relations diplomatiques avec Taiwan et l´établissement de relations avec la République Populaire Chinoise.


 

 

Ce jour là revêtait une grande transcendance pour le pays antillais, car c´est le jour où le peuple était venu pour assister, sur la Place de la Révolution, à la proclamation de la première Déclaration de La Havane, une réponse digne à la réunion de l´Organisation des États Américains, qui venait de se tenir à San José de Costa Rica.

Le groupement régional, dominé par les États-Unis, avait été convoqué pour expulser l´île de l´organisme hémisphérique afin de l´isoler, une décision que Mexico n´avait pas accepté.

C´est le 28 septembre que Cuba et la Chine ont signé le Communiqué Conjoint établissant les relations diplomatiques entre les deux nations.

Mais un événement important avait eu lieu auparavant : le 23 juillet 1960, il y a maintenant 50 ans, les deux pays avaient souscrit un accord commercial et de paiements, ainsi que plusieurs accords de coopération dans les secteurs de la technique, des sciences et de la culture.

Les échanges économiques entre les deux pays ont commencé à se matérialiser avec la visite réalisée au géant asiatique par le Commandant Ernesto Che Guevara, en novembre 1960.

À cette occasion, La Havane et Pékin avaient signé l´Accord de Coopération Économique et Technologique et Cuba avait reçu un crédit de 40 millions de dollars, sans intérêts, pour l´acquisition d´équipements et de marchandises.

À partir de cette date, la République Populaire Chinoise a eu, envers Cuba, des gestes que le peuple et le gouvernement de la plus grande des îles antillaises n´est pas près d´oublier.

Le pays asiatique a pu assimiler une grande partie du quota sucrier cubain au moment où, en 1960, le président Dwight Eisenhower a commencé à fermer l´accès du sucre cubain au marché nord-américain.

Des produits chinois sont apparus sur le marché cubain dans différents secteurs au moment où le blocus économique, commercial et financier de Washington a frappé l´île, au cours des difficiles mais héroïques années soixante.

La situation s´est répétée au début des années quatre-vingt dix, au moment de la disparition du camp socialiste, lorsque l´île a perdu tout d´un coup une très grande partie de son marché et qu´en même temps, le blocus nord-américain se voyait fortement renforcé.

Des accords, des conventions et des traités commerciaux, scientifiques et technologiques ont été signés, ainsi que l´exemption mutuelle de visas et la protection des investissements, du tourisme et des crédits. Ils couvrent actuellement tout le spectre des relations économiques sino-cubaines. L´échange de techniciens de plusieurs disciplines, la préparation professionnelle de jeunes chinois à Cuba et de cubains en Chine, la modernisation du système météorologique ou le financement d´industries comme celle du ferronickel de Moa, voila quelques exemples des actions actuellement en exécution en correspondance avec les accords signés.

Dans le domaine des relations politiques internationales, les aspects les plus importants sur lesquels la Chine a apporté son aide à Cuba à l´ONU ont été ceux du blocus et du thème des droits humains, tandis que Cuba a donné son appui à Beijing pour son entrée à l´organisation Mondiale du Commerce.

Les deux pays ont été victimes de la mise à sac et des appétits de pays étrangers, ils doivent encore lutter contre les séquelles du colonialisme, ils partagent les intérêts logiques des pays en voie de développement, ils cherchent à élever le niveau de vie de leurs populations, souhaitent et travaillent pour l´établissement d´un ordre international stable et sans conflits et pour le renforcement de la coopération économique et technologique sur la base d´avantages mutuels.

Par l´échange de visites de haut niveau, par leurs coïncidences de vues politiques, les deux pays, pourtant fort éloignés géographiquement, ont trouvé de nombreux motifs de rapprochement : la similitude des intérêts économiques et des objectifs sociaux, le bilan positif des relations commerciales et politiques, tout permet de voir, pour les relations entre les deux pays, un futur chargé de promesses.

Send the Article

Imprimir

 
  •  

  •  

 

 

 

 

 

Qui sommes-nous?    |    Écrivez-nous

Tous droits réservés.   Copyright TH c 2006, R