Le Commandant en Chef de la
Révolution avait déjà traité ce thème avec insistance, ces
dernières semaines, dans ses Réflexions, les articles d´opinion
qu´il publie dans la presse cubaine. Il l´a de nouveau abordé en
répondant aux questions qui lui ont été posées par le
journaliste Randy Alonso au cours de l´émission télévisée La
table ronde.
Fidel a tout d´abord signalé
que les États-Unis ont commencé de forme accélérée les
préparatifs militaires après qu´ait été coulé le navire de
guerre sud-coréen Cheonam, au moment où des forces armées des
deux pays effectuaient des manœuvres conjointes.
Immédiatement après ces faits
qui ont coûté la vie de 46 marins et la destruction d´un moderne
bâtiment de guerre, la responsabilité en a été attribuée à la
Corée du Nord bien que ce pays ait nié les accusations.
Fidel a expliqué qu´un
journaliste nord-américain a fourni une explication tout à fait
logique de ce qui a pu se passer : ¨La Corée du Sud était en
train de réaliser une manœuvre conjointe avec son allié, les
États-Unis. Ce qu´il n´est pas facile de faire admettre aux
États-Unis, c´est que ce sont eux qui ont fait couler le
bâtiment sophistiqué de la Corée du Sud. 46 hommes sont morts…
Une embarcation de ce type ne pouvait exploser que sur une mine.
Et c´est ce qu´ils ont fait¨.
Il a également déclaré que
cette action avait pour but de tranquilliser le japon, désireux
de voir les États-Unis lui rendre le territoire de la base
militaire d´Okinawa, une question qui avait provoqué la chute
d´un gouvernement nippon qui auparavant, avait fait la promesse
de rendre à la nation cette installation.
Fidel a ajouté que
l´intensité de la pression guerrière a diminué dans la péninsule
coréenne au moment où le Conseil de Sécurité des Nations Unies a
approuvé une série de sanctions contre l´Iran, une action qui
n´avait reçu le véto ni de la Russie, ni de la Chine.
Proposées par les Etats-Unis
et par d´autres puissances occidentales, les sanctions ont
accéléré la concentration de moyens de guerre nord-américains
dans les mers proches de l´Iran, avec la participation active de
l´Israël.
Fidel, pour son exposition de
la situation, s´est appuyé dans une partie de son intervention
sur un article de l´intellectuel nord-américain Noam Chomsky qui
a affirmé que le début d´une guerre en Iran serait immédiatement
suivie d´une autre dans la péninsule coréenne.
Le Commandant en Chef a
signalé que la doctrine militaire de l´Iran est purement
défensive et que son armement est de fabrication russe ou
chinoise. Il a ajouté que les Gardiens de la Révolution ont des
effectifs d´un million d´hommes et que, ces derniers mois, toute
la population de 12 à 60 ans, en tout 20 millions de personnes
de religion musulmane chiite, aussi bien les hommes que les
femmes, reçoit une préparation militaire.
Il serait absurde que les
iraniens aillent en courant demander pardon aux États-Unis, a
déclaré ironiquement Fidel qui a ajouté que l´Iran n´est pas une
société divisée, comme c´était le cas en Irak, aussi bien du
point de vue religieux que régional.
Fidel a rappelé que le
président iranien Mahmud Ahmadinejad n´est pas du tout improvisé
en matière de questions militaires, et il a également fait état
de l´accroissement de la quantité d´armes nucléaires existant
dans le monde, un accroissement dont les premiers artisans sont
les États-Unis qui ont multiplié leur arsenal et qui ont
augmenté le budget de leurs dépenses militaires ces dernières
années.
Il a également rappelé que
Cuba a été deux fois menacée de l´emploi de ce type d´arme par
le gouvernement nord-américain : la première fois en 1962, lors
de la Crise d´Octobre, également appelée crise des missiles, et
la seconde, à la fin des années 70 du siècle dernier, lorsque
des troupes cubaines prêtaient leur aide aux révolutionnaires
angolais afin qu´ils puissent préserver leur indépendance.