Rodolfo Benítez, qui est
également chargé des négociations intergouvernementales, a
expliqué que la charte de l´ONU ne permet pas d´en terminer avec
cette gênante question et il a donc proposé d´utiliser d´autres
options pour limiter l´usage qu´en font les seuls bénéficiaires
qui sont les États-Unis, le Royaume Uni, la Chine, la France et
la Russie, a informé Prensa Latina.
Devant l´Assemblée Générale,
Benitez a proposé que le droit de véto au sein du Conseil de
Sécurité, que ces pays avaient obtenu à la fin de la seconde
guerre mondiale, puisse être annulé par un nombre suffisant de
votes positifs d´une certaine quantité de membres de cette
organisation mondiale.
Il a affirmé que le concept
d´autocontrôle volontaire des membres permanents est insuffisant
et inacceptable, et que la mesure qu´il préconise devrait être
établie sans mécanismes sélectifs ou discriminatoires afin de
permettre qu´une proportion adéquate de pays sous-développés
puisse exercer leurs droits tant que le droit de véto continue à
être en vigueur.
Il n´y a que de cette
manière, a-t-il affirmé, que les pays les moins avantagés du
point de vue économique pourront réellement influencer la
dynamique du Conseil de Sécurité.
Il a également déclaré que
l´île n´est pas partisan d´une augmentation du nombre de membres
permanents sans droit de véto, car il serait ainsi créé une
nouvelle catégorie de membres du Conseil qui contribuerait
encore au déséquilibre en faveur des cinq membres permanents
actuels.
Il a également affirmé qu´il
n´y a rien qui justifie que les pays sous-développés qui
entreraient dans le Conseil avec ce statut ait une position
inférieure que ceux qui ceux qui le possèdent déjà, et que, pour
cette raison, Cuba appuie totalement la position des pays
africains.
Il sera impossible de parler
d´une réforme vraiment profonde du Conseil de Sécurité si la
question du véto est laissée de côté ou ignorée, a-t-il conclu.