Prensa Latina
nous
informe depuis Genève que lors d’une intervention devant le CDH,
au cours de sa treizième période de session, le représentant
permanent cubain dans cette ville suisse, Rodolfo Reyes, a
considéré que ce type d’exercice constituait « une tactique de
distraction bien connue ».
C’est « dans le but de cacher et de garantir l’impunité des
violations massives et flagrantes de droits humains perpétuées
contre leur propre peuple et contre toute l’humanité » qu’ils
ont recours à ces méthodes, a expliqué le diplomate qui a ajouté
que « les scénarios inventés et l’illégitime rôle de ‘gardiens’
des droits humains qu’ils prétendent jouer ne les exonère pas de
leur responsabilité dans les actes les plus graves qui ont été
commis contre la dignité humaine et les libertés
fondamentales ».
L’ambassadeur cubain a rappelé que les pays occidentaux qui
demandent avec insistance que soient menés les débats selon
leurs points de vue « sont les auteurs et les privilégiés de
l’ordre économique international actuel à niveau mondial, et
qu’ils sont complices et bénéficiaires de l’esclavage, du
colonialisme et du néocolonialisme qui a condamné le Sud au
sous-développement.
Reyes a demandé qui assumera la responsabilité des « brutalités
et des ignominies commises à Abu Graïb, à Bagram, à Guantanamo
et dans les autres centres de torture et de mort ». Il a
également mentionné les vols secrets de la CIA et les prisons
clandestines.
Il
s’est adressé à l’Europe en forme générale, mais il a signalé
plus précisément la Suède, les Pays Bas, la République Tchèque,
la Belgique et l’Espagne au sujet de l’impunité dont jouissent
les autorités responsables de ces faits.
A la
fin de son intervention, le délégué cubain a posé des questions
sur la date de la fermeture du centre de détention de Guantanamo
et les réparations données aux centaines de milliers de victimes
d’une lutte contre le terrorisme sélective et à deux vitesses.
Il a
également posé la question de la responsabilité de ceux qui
détruisent l’équilibre écologique et qui favorisent
l’accélération du réchauffement climatique, les mauvais
traitements contre les immigrés aux États-Unis et dans l’Union
Européenne, et la manipulation de la liberté d’expression et
d’association.