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Le séminaire international « Partis et nouvelle société » condamne la campagne médiatique lancée contre Cuba
Les délégués ont adopté une résolution appelant les forces progressistes du monde entier à condamner les nouvelles agressions contre Cuba

México, 15 mars (AIN) - Une résolution de condamnation de la campagne médiatique lancée contre Cuba à l’occasion d’actions réalisées par des éléments contre-révolutionnaires a été adoptée lors de la session finale du quatorzième séminaire international « Partis et nouvelle société » qui vient de se terminer dans cette ville.


Esteban Ramírez Alonso

 

«Il s’agit de salariés qui reçoivent les sommes multimillionnaires que le gouvernement des États-Unis dédie à des tentatives de déstabilisation et de destruction de la révolution cubaine qui constituent des actes d’ingérence réalisés sous les auspices de la loi nord-américaine Helms-Burton », affirme le document.


«Ces personnes – ajoute-t-il – sont, de manière irresponsable, incitées par les ambassades des pays de l’Union Européenne et le bureau de représentation (Oficina de interés) des États Unis à Cuba à des actions de déstabilisation et des grèves de la faim pour justifier de nouvelles agressions contre la Révolution Cubaine ».


La résolution lance un appel aux partis politiques et aux forces démocratiques et progressistes du monde entier leur demandant de condamner ces nouvelles agressions contre Cuba. Elle demande que cesse tout type d’ingérence dans les affaires internes de l’île et que soit respectée sa souveraineté et de son indépendance nationale.


Il exige également la fin du blocus criminel maintenu depuis un demi-siècle par les États-Unis contre Cuba et la mise immédiate en liberté des cinq héros antiterroristes emprisonnés aux États-Unis.


Près de 200 délégués de 47 pays d’Amérique Latine et des Caraïbes, d’Europe, d’Asie et d’Afrique, ainsi que 490 mexicains, ont participé aux débats sur la crise globale, le rôle des partis et la nouvelle conjoncture internationale, entre autres thèmes.


Le prochain Congrès aura lieu du 17 au 19 mars 2011. Parmi les thèmes qui seront débattus figure un bilan des projets et des gouvernements alternatifs et de la contre-offensive économique, politique et militaire de l’impérialisme.

La peur de la contagion : un casse-tête pour l’Union Européenne

La Havane, 15 mars (AIN) - Les médias internationaux continuent de s’intéresser au casse-tête que représente l’économie pour l’Union Européenne, et tout particulièrement à la crise grecque et aux mesures d’ajustement adoptées dans ce pays, qui ont provoqué des manifestations de rue durement réprimées.


Le quotidien mexicain La Jornada affirme que s’il est vrai que le problème de la dette crée des difficultés à l’Union Européenne, celles-ci auraient pu être encore plus graves si un pays plus grand, comme l’Espagne par exemple, se trouvait dans une situation semblable.


L’Espagne a actuellement un taux de chômage de presque 20%, un important déficit, un secteur privé fortement endetté, ce qui pourrait la transformer en un objectif pour la spéculation si les problèmes d’Athènes devenaient contagieux pour le reste de la zone Euro.


Le non-paiement de la dette grecque augmenterait la pression sur l’euro mais les dommages seraient limités, dans la mesure où Athènes n’apporte que 3% du PIB de la zone de 16 pays qui ont adopté la monnaie unique.


Par contre, pour l’Union Européenne, une crise de la dette en Espagne serait beaucoup plus difficile à gérer car son économie est la quatrième de la zone euro et correspond à près de 12% du PIB de l’union monétaire.


Les pays de l’Union Européen ne se sont pas engagés à mettre un place une opération de sauvetage de la Grèce mais, en pensant à d’autres pays comme l’Espagne, ils analysent la possibilité de créer un fond monétaire européen qui puisse offrir une aide lors de crises futures.


L’agence DPA a annoncé que l’UE demande plus de pouvoirs pour l’Agence EUROSTAT (agence de statistiques de la Communauté) afin d’éviter que surgissent de nouveaux cas comme celui de la Grèce qui a eu, en 2009, un déficit public de 12,7% mais qui avait publié un taux nettement inférieur, de seulement 6,7%.


Le pacte de stabilité exige qu’aucun des pays concernés ne passe au dessus de la barre de 3% du PIB et la Grèce a promis d’atteindre cet objectif en 2012, mais pour y parvenir, elle a mis en place un plan d’ajustement rigoureux.


C’est la raison pour laquelle les 27 ont demandé qu’Eurostat réalise un plus grand nombre de visites « à fond » dans les cas de dépassement du taux de déficit public afin de mieux vérifier la comptabilité publique des pays concernés.


La Commission Européenne a également demandé des informations à Athènes sur l’implication supposée de l’entreprise Goldman Sachs dans des opérations destinées à camoufler l’énorme dette grecque.


Eurostat n’était pas au courant de ces opérations, a affirmé un porte-parole de Bruxelles.
 

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