«Il s’agit de salariés qui
reçoivent les sommes multimillionnaires que le gouvernement des
États-Unis dédie à des tentatives de déstabilisation et de
destruction de la révolution cubaine qui constituent des actes
d’ingérence réalisés sous les auspices de la loi nord-américaine
Helms-Burton », affirme le document.
«Ces personnes – ajoute-t-il – sont, de manière irresponsable,
incitées par les ambassades des pays de l’Union Européenne et le
bureau de représentation (Oficina de interés) des États Unis à
Cuba à des actions de déstabilisation et des grèves de la faim
pour justifier de nouvelles agressions contre la Révolution
Cubaine ».
La résolution lance un appel aux partis politiques et aux forces
démocratiques et progressistes du monde entier leur demandant de
condamner ces nouvelles agressions contre Cuba. Elle demande que
cesse tout type d’ingérence dans les affaires internes de l’île
et que soit respectée sa souveraineté et de son indépendance
nationale.
Il exige également la fin du blocus criminel maintenu depuis un
demi-siècle par les États-Unis contre Cuba et la mise immédiate
en liberté des cinq héros antiterroristes emprisonnés aux États-Unis.
Près de 200 délégués de 47 pays d’Amérique Latine et des
Caraïbes, d’Europe, d’Asie et d’Afrique, ainsi que 490 mexicains,
ont participé aux débats sur la crise globale, le rôle des
partis et la nouvelle conjoncture internationale, entre autres
thèmes.
Le prochain Congrès aura lieu du 17 au 19 mars 2011. Parmi les
thèmes qui seront débattus figure un bilan des projets et des
gouvernements alternatifs et de la contre-offensive économique,
politique et militaire de l’impérialisme.
La peur de la contagion : un casse-tête pour l’Union Européenne
La Havane, 15 mars (AIN) - Les médias internationaux continuent
de s’intéresser au casse-tête que représente l’économie pour
l’Union Européenne, et tout particulièrement à la crise grecque
et aux mesures d’ajustement adoptées dans ce pays, qui ont
provoqué des manifestations de rue durement réprimées.
Le quotidien mexicain La Jornada affirme que s’il est vrai que
le problème de la dette crée des difficultés à l’Union
Européenne, celles-ci auraient pu être encore plus graves si un
pays plus grand, comme l’Espagne par exemple, se trouvait dans
une situation semblable.
L’Espagne a actuellement un taux de chômage de presque 20%, un
important déficit, un secteur privé fortement endetté, ce qui
pourrait la transformer en un objectif pour la spéculation si
les problèmes d’Athènes devenaient contagieux pour le reste de
la zone Euro.
Le non-paiement de la dette grecque augmenterait la pression sur
l’euro mais les dommages seraient limités, dans la mesure où
Athènes n’apporte que 3% du PIB de la zone de 16 pays qui ont
adopté la monnaie unique.
Par contre, pour l’Union Européenne, une crise de la dette en
Espagne serait beaucoup plus difficile à gérer car son économie
est la quatrième de la zone euro et correspond à près de 12% du
PIB de l’union monétaire.
Les pays de l’Union Européen ne se sont pas engagés à mettre un
place une opération de sauvetage de la Grèce mais, en pensant à
d’autres pays comme l’Espagne, ils analysent la possibilité de
créer un fond monétaire européen qui puisse offrir une aide lors
de crises futures.
L’agence DPA a annoncé que l’UE demande plus de pouvoirs pour
l’Agence EUROSTAT (agence de statistiques de la Communauté) afin
d’éviter que surgissent de nouveaux cas comme celui de la Grèce
qui a eu, en 2009, un déficit public de 12,7% mais qui avait
publié un taux nettement inférieur, de seulement 6,7%.
Le pacte de stabilité exige qu’aucun des pays concernés ne passe
au dessus de la barre de 3% du PIB et la Grèce a promis
d’atteindre cet objectif en 2012, mais pour y parvenir, elle a
mis en place un plan d’ajustement rigoureux.
C’est la raison pour laquelle les 27 ont demandé qu’Eurostat
réalise un plus grand nombre de visites « à fond » dans les cas
de dépassement du taux de déficit public afin de mieux vérifier
la comptabilité publique des pays concernés.
La Commission Européenne a également demandé des informations à
Athènes sur l’implication supposée de l’entreprise Goldman Sachs
dans des opérations destinées à camoufler l’énorme dette grecque.
Eurostat n’était pas au courant de ces opérations, a affirmé un
porte-parole de Bruxelles.