Dans
une déclaration qui a été publiée aujourd’hui dans cette
capitale, l’organe législatif cubain a critiqué la posture du
Parlement Européen qui, en plein milieu d’une campagne
médiatique, a approuvé une résolution de condamnation de l’île
antillaise, nous informe Prensa Latina.
Le
document met l’accent sur le fait que ce texte utilise des
mensonges, tergiverse des faits et en occulte d’autres,
pourtant bien réels.
Le
prétexte utilisé a été la mort d’un détenu qui avait été
condamné pour un délit de droit commun mais qui, ensuite,
manipulé par des défenseurs des intérêts nord-américains et par
la contre-révolution interne, avait décidé de refuser toute
alimentation malgré les avertissements et l’intervention de
médecins cubains spécialisés.
Ce
lamentable événement – explique la déclaration – ne peut pas
être utilisé pour condamner Cuba en prétendant qu’il lui aurait
été possible d’éviter sa mort.
S’il
est vrai qu’il y a un domaine dans lequel notre pays n’a pas
besoin de se défendre avec des discours, car la réalité est
irréfutable, c’est bien celui de la défense de la vie de tous
les êtres humains, qu’ils soient nés à Cuba ou dans d’autres
parties du monde.
Il
suffit de montrer comme exemple la présence des médecins cubains
à Haïti, une présence qui date de déjà 11 ans, et non pas
seulement de la date à laquelle s’est produit le séisme, bien
que la presse hégémonique n’y fasse pas allusion, ajoute le
communiqué.
L’Assemblée nationale du Pouvoir Populaire de Cuba qualifie la
condamnation de cynique et rappelle que des décisions prises
dans les pays riches – et représentés au sein du parlement
européen – ont causé la mort d’enfants de pays pauvres.
« Tout en sachant qu’il s’agit d’une sentence de mort massive,
ils ont opté pour préserver les niveaux de gaspillage et
d’ostentation que préconise un consumérisme qui, à long terme,
est un suicide », ajoute le document.
Ils
n’ont aucune raison morale qui les permette de donner des leçons
à Cuba et, en même temps, réprimer les immigrants et les
chômeurs, participer ou autoriser la contrebande aérienne de
détenus, l’existence de prisons illégales et la pratique de
tortures.