Au siège de l’Assemblée
Législative Plurinationale, il a reçu des mains d’Alvaro
García Linera la Médaille de la présidence et le Ruban
Présidentiel, deux symboles dont Telesur nous informe qu’ils ont
été récemment créés et adoptés par cet organe lors de sa
première session.
Au début de son discours d’investiture, Evo Morales a tenu à
rappeler qu’il y a
cinquante ans, un paysan, un indigène n’aurait pas eu le droit
d’occuper la moindre charge publique. Aujourd’hui, lui se
retrouve non seulement au sein du Congrès National, mais même
dans le Palais de Gouvernement qui, maintenant, appartient au
peuple bolivien.
Il a présenté devant l’Assemblée Législative le rapport de sa
première période présidentielle et résumé les mesures prises et
les actions de bénéfice social menées au cours des quatre années
qu’il a déjà passées au Palais Quemado.
Au cours de la cérémonie, le sociologue et mathématicien Álvaro
García Linera a également pris possession de sa charge de Vice-président
pour une nouvelle période. Il exerçait déjà cette responsabilité
aux côtés d’Evo Morales depuis 2006.
Après la cérémonie d’investiture du président Evo Morales, qui
s’est déroulée au siège de l’organe législatif, le vice-président
a défini la république établie en 1824 dans le pays andin comme
« instaurée par une citoyenneté de caste et de chéquier qui ne
tenait aucun compte de la majorité du peuple bolivien pauvre et
humble ».
Après avoir déclaré comme officiellement abolis les symboles «
qui représentaient le vieil état colonial et néolibéral », il a
qualifié de « grandes failles tectoniques » les graves problèmes
et les carences dont a souffert la nation sud-américaine
jusqu’en 2005.
Il a fait serment de loyauté envers le président élu et s’est
défini à la fois comme un révolutionnaire, un vieux bolchevique
et un tupacamariste.
A la cérémonie ont assisté Hugo Chávez, Rafael Correa et
Fernando Lugo, les présidents de Venezuela, Equuateur y Paraguay
respectivement, ainsi que Ramiro Valdés Menéndez, vice-président
du Conseil d’État de Cuba, Felipe de Borbón, Prince d’Asturies
et Michelle Bachelet, présidente sortante du Chili, entre autres
personnalités.
Avec 64 % des votes à sa faveur, le six décembre dernier, Evo
Morales Ayma, premier Chef d’État d’origine amérindienne de
Bolivie et de toute l’Amérique du Sud, vient d’être élu, pour la
seconde fois, comme Président de cette nation.