Comme l’a fait savoir le président
vénézuélien Hugo Chavez, les ministres de Cuba, du Nicaragua, de
la Bolivie, d’Antigua y Barbuda, et de Saint Vincent et les
Grenadines dédieront la plus grande partie de la rencontre au
thème haïtien et à celui de la coopération solidaire de l’ALBA
avec ce pays fortement touché par le terrible séisme du 12
janvier dernier.
Les membres de l’ALBA ont tendu, depuis les premières heures qui
ont suivi le moment du désastre, une main solidaire à cette
pauvre nation. Il est prévu que 6 100 tonnes d’aliments arrivent
au territoire haïtien ces prochains jours en provenance du
Venezuela, a informé à Prensa Latina l’ambassadeur de ce pays à
Port-au-Prince, Pedro Canino.
Le diplomate a précisé que la charge comprenait entre autre du
lait, du riz et des céréales et les mesures seront prises pour
qu’elle parvienne vraiment aux mains des sinistrés. Elle sera
distribuée par l’intermédiaire de 200 organisations sociales
avec lesquelles l’ambassade vénézuélienne est en relation.
Pendant ce temps, bien que la phase de recherche de victimes
encore vivantes entre les décombres ait officiellement été
déclarée comme terminée, un jeune qui avait été attrapé dans les
ruines de l’hôtel Napoli Inn. a encore été retrouvé en vie par
une équipe de secouristes.
Les autorités ont maintenant décidé de centrer leurs efforts sur
l’aide aux sinistrés.
C’est un total de 1 918 secouristes de différents pays qui ont
participé à la recherche de survivants. Jusqu’au samedi, 132
personnes avaient ainsi été retrouvées en vie sous les décombres.
Selon les données du ministère haïtien de l’Intérieur, le nombre
de morts dépasse les 111 000, celle des blessés 193 000, et plus
d’un million de personnes ont perdu leur habitation.
Le bureau de coordination des Affaires Humanitaires de l’ONU a
informé que plus de 130 000 personnes ont, jusqu’à présent,
utilisé les autobus pour sortir de la capitale et se rendre vers
d’autres régions du pays moins touchées par le séisme. Selon
l’agence EFE, il est possible que près d’un million de haïtiens
se déplacent vers les zones rurales à la recherche d’un toit et
d’un travail.